Théâtre El Hamra - Le ciné-club de tous les désirs

Publié le par cinefils



Article parut dans le journal Le Temps, édition du dimanche 14 octobre 2007, lien en ligne : Pages culturelles du journal.



Théâtre El Hamra

 

Le ciné- club de tous les désirs



 

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Nouvel havre des cinéphiles, le Théâtre de la rue El Jazira rend hommage à plusieurs cinéastes disparus en octobre et proposera les mois suivants un panorama des cinémas asiatiques

 

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L'histoire du Théâtre El Hamra avec le cinéma s'écrit en lettres d'or depuis 1922, date de la création de la salle Alhambra qui fête cette année ses 85 ans.

 

Installé dans les lieux depuis 20 ans, le metteur en scène de théâtre Ezzeddine Ganoun y a réalisé ses plus grandes œuvres tout en animant un théâtre ouvert à tous les arts.

 

 

 

Le cinéma s'y taille donc une part appréciable et peut se prévaloir à El Hamra d'une continuité remarquable.

 

C'est dans cet esprit qu'un ciné-club vient de voir le jour dans ce théâtre qui constitue dorénavant le seul espace consacré à l'art et essai au centre-ville où les salles de cinéma sont devenues des denrées rares.

 

 

 

Lancé durant le mois de Ramadan, ce ciné-club est animé par un groupe de jeunes pour lesquels le cinéma n'a pas de secrets. Initiés aux grandes œuvres classiques, ouverts sur les cinématographies montantes et carrément ivres de cinéma, les animateurs du ciné-club d'El Hamra sont des esthètes doublés d'acteurs culturels innovants. 

 

 

 

Pour le lancement de leur club, ils ont multiplié les initiatives : une projection débat d'un film d'Elias Baccar, un hommage à Quantin Tarantino, une profusion de court - métrages. De plus, ils ont créé l'événement avec la première nuit blanche du cinéma qui, en cinq long-métrages de qualité, a mené le public jusqu'à l'aube.

 

 

 

Des artistes dans la mémoire

 

Après le programme du Ramadan, le ciné-club d'El  Hamra poursuit ses activités avec un cycle qui comprend un hommage à des cinéastes disparus avec la projection de plusieurs œuvres maîtresses comme " Le Mandat " de Sembene Ousmane, " Blow up " de Michel Angelo Antonioni , "  Cris et chuchotements " d'Ingmar Bergman

 

 

 

Se déroulant selon un rythme hebdomadaire, les projections ont lieu chaque mardi et comprennent immuablement un court - métrage en prélude oau grand film. `

 

Pour le mois d'octobre, un cycle intitulé " In memoriam " aura donc lieu autour de Sembène, Antonioni, Bergaman et Edward Yang.

 

Les activités se poursuivront durant le mois de novembre avec un cycle consacré aux cinémas d'Extrême Orient avec des œuvres de Miyazaki, Kiduk ou Zhangke.

 

Une soirée- événement clôturera ce cycle en proposant huit heures de cinéma non-stop ainssi qu'un débat sur l'histoire dans le cinéma asiatique des années 2000

 

 

 

A cette occasion, " Dolls ", de Takeshi Kitano, " 2046 ", de Wong Kar Wai et " The président " de Im Sang Soo seront projetés.

 

Une véritable rêvue de détail des œuvres maîtresses de l'Asie contemporaine !

 

 

 

Cette découverte de la cinématographie asiatique se poursuivra en décembre avec une nouvelle salve de films d'auteurs de la nouvelle vague. Au programme également un réveillon pas comme les autres puisqu'il s'agira le 29 décembre d'un voyage au bout de la nuit via des films d'épouvante au nombre de cinq comme quoi, nos cinéphiles purs et durs savant aussi être éclectiques !

 

Bonne nouvelle que la naissance de ce ciné-club qui, du coup, transforme le Théâtre El Hamra en unique temple de la fleur d'art et d'essai au centre ville. On en redemande !

 

 

 
H. Noureddine



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