BLOW UP de Michelangelo ANTONIONI

Publié le par cinefils



PALME D'OR CANNES 1967


Ce film sera projeté le mardi 16 octobre 07 à 18h30.







Extraits de l'analyse : "Blow up" Le plan amnésique, parue sur critikat et dont vous pouvez lire l'intégralité ici.


Pour beaucoup, Blow up est un film culte. Mais ceci pour plusieurs raisons : pour le film lui-même, et pour le milieu dans lequel il se déroule, c’est-à-dire le swinging London, le Londres psychédélique de la fin des sixties. Mais à chaque fois que l’on souhaite faire des généralités avec les films d’Antonioni, on passe toujours à côté de l’essentiel. En effet, dire de ce film qu’il symbolise le swinging London est aussi réducteur que de lire le cinéma d’Antonioni à la seule lumière de l’incommunicabilité, formule toute faite qui est certes importante, mais dont le monopole est depuis longtemps remis en cause, que cela soit par Deleuze ou Philippon. Car ces termes définitifs font de l’ombre à un cinéma d’une complexité et d’une profondeur admirables. Car Blow-up est le genre de film que l’on peut voir et revoir des centaines de fois. Un film casse-tête, un labyrinthe qui offre à chaque vision des surprises, des interrogations, des secrets, et que des cinéphiles psychopathes connaissent par cœur, plan par plan.

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Étrange et riche, Blow-up n’est pas le film d’une époque qui aurait mal vieilli. Ce n’est pas non plus un film qu’il faut lire à travers le seul angle d’approche de l’ « incommunicabilité ». Non, c’est avant tout le film d’un homme, d’un artiste à un moment donné de sa vie. Et si ce film bouscule nos habitudes de vision en convoquant en nous des sensations inédites, c’est qu’Antonioni lui-même se pose des questions sur son cinéma, sur son parcours de cinéaste. Pour Alain Philippon, Blow-up « est, de tous ses films, le plus autoreflexif, le plus théorique. [...] Antonioni y faisait le point de son propre parcours dans le monde et dans le cinéma à un moment donné de son itinéraire. »








Bande-annonce américaine de 67.




Comme à son habitude, Antonioni finit le plus souvent ces films par une séquence sans rapport dramatique avec l'histoire mais qui éclaire celle-ci d'une façon indirecte si on y regarde de plus prés, mais surtout qui donne à l'oeuvre une dimension et une complexité supérieure (voir les scènes finales de L'éclipse, Zabriskie Point, Profession : reporter entre autres). Celle de Blow up est particulièrement célèbre, une des plus belles  et des plus importantes scènes de cinéma à mon humble avis.
Malheureusement, la qualité de la vidéo n'est pas impeccable mais elle est regardable malgré tout. Encore une fois, bien qu'en rapport avec le film en tant qu'oeuvre, elle ne dévoile néanmoins pas la fin de l'intrigue et vous pouvez la regarder même si vous n'avez pas vu le film.

 







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Tietie007 17/04/2010 06:43


Antonioni est difficilement préhensible ...