Voyage au bout de la nuit à El Hamra - Le monde parallèle de la science fiction (article de La Presse)

Publié le par cinefils

Le concept de la nuit du cinéma avec un  marathon de films jusqu’à l’aube continue à trouver de l’engouement auprès des cinéphiles. Cette manifestation  peut s’adapter à tous les genres cinématographiques.  Mardi dernier, au Théâtre  El Hamra, le groupe Cinéphils, nous a proposé Un voyage au bout de la nuit avec cinq films ayant pour thème :
Le cinéma de science-fiction. Au programme: Le voyage dans la lune  de Goerge Méliès, Blade runner de Ridley Scott, Abre los Ojos de Alejandro Amenabar, Matrix de Larry et Andy Whakovsky  et l’incontournable 2001 l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.

Le public était tout de même nombreux pour cet événement qui ne présente pas de films inédits, et les cinéphils ont répondu présents pour partager en groupe, dans une salle obscure, les films phares de ce cinéma de genre. A l’origine,  la science-fiction est parue dans la  littérature. Il fallait attendre les romans de  Jules Verne pour que ce genre connaisse ses premiers grands succès, privilégiant des thèmes comme le voyage dans l’espace, la vie extraterrestre et la cité du futur.   À l’ère du muet, le Français George Méliès était  généralement reconnu comme le véritable pionnier de la science-fiction avec Le Voyage dans la lune en 1902 et Voyage à travers l’impossible. Par la suite, c’était au tour de l’Américain Stuart Paton d’adapter 20.000 lieues sous les mers, et aux  Soviétiques Yakov Protozanov et Lev Koulechov de réaliser respectivement Aelita  et le Rayon de la mort  de Lutch Smerti. Le premier chef-d’œuvre du genre a été créé par l’Allemand Fritz Lang. Il s’agit de Metropolis,  une vision apocalyptique de la vie urbaine au XXIe  siècle. Ce film a été  suivi d’un autre intitulé : Une femme sur la Lune. Dans les années 1950, les progrès considérables de la science, la bombe atomique, les tensions de la guerre froide et les débuts de la conquête spatiale ont provoqué un renouvellement en profondeur de l’imaginaire collectif, et donné aux thèmes traditionnels de la science-fiction une actualité sans précédent. Le cinéma de science-fiction continue depuis à s’alimenter des mutations politiques et scientifiques, à se nourrir des phobies des gens et surtout à repousser les limites de l’inconnu. L’industrie hollywoodienne a misé sur ce genre pour faire exploser le box office avec des productions qui se caractérisent par des effets spéciaux de plus en plus spectaculaires, rendus possibles par le développement des technologies numériques de l’image ( Stargate, Independance Day et Godzilla ) .

Cependant, des auteurs tels que Tim Burton et son  Mars Attacks!, David Lynch et  Dune, Terry Gilliam et  l’Armée des douze singes et bien d’autres,  démontrent que le récit de science-fiction préserve encore sa pertinence et sa force.

Ce thème sera plus développé lors des prochaines séances de Cinéphils à El Hamra, et ce, durant un nouveau cycle de trois jours. Rendez-vous donc les 9, 10 et 11 octobre avec Solaris d’Andreï Tarkovsky,  Metropolis, The hole de Tsai de  Ming Liang, La Jetée de Chris Marker et L’armée des 12 singes de Terry Gilliam. Tous ces films seront suivis d’un débat.


Asma DRISSI

Publié dans Presse

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