Ce Mardi 13 mai à 18h30 au Théâtre ElHamra
UN CHIEN ANDALOU de Luis BUNUEL & Salvador DALI
15mn – Espagne – 1929
NOSFERATU, LE VAMPIRE de Friedrich MURNAU
1h15 – Allemagne – 1922
Ce Mardi 13 mai à 18h30 au Théâtre ElHamra
UN CHIEN ANDALOU de Luis BUNUEL & Salvador DALI
15mn – Espagne – 1929
NOSFERATU, LE VAMPIRE de Friedrich MURNAU
1h15 – Allemagne – 1922
Ces films seront projetés ce Mardi 6 mai 2008 à 18h30 à El
Hamra
Sélection de courts métrages des frères LUMIERE
10mn – France – 1895 / 1900
Sélection de courts métrages de George MELIES
15mn – France – 1905 /1910
La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer
1h20 – France – 1928
La dernière version accessible de la Passion de Jeanne d’Arc provient d’une reconstitution de 1985; après sa sortie, le négatif original avait été détruit par le feu. Car cette œuvre ne fait qu'un avec son propos : la passion de Jeanne y revit dans sa chair et dans son âme. La transcendance est devenue palpable (espace intérieur traversé, en une courbe ascendante), ainsi que le chemin de martyre (espace temporel parcouru, vécu) qui est celui de la Sainte.
« La passion de Jeanne d’Arc est une affirmation, presque une démonstration, des conceptions de Dreyer. Affirmation d’autant plus éclatante qu’elle n’est pas
préméditée. Dreyer n’a pas imposé à son œuvre une esthétique toute faite. C’est en réfléchissant sur le sujet que, par tâtonnements, approximations, intuitions, il a découvert son esthétique.
Dreyer est peut-être, avec Eisenstein, le seul cinéaste dont l’œuvre égale la dignité, la noblesse, la puissante élégance des chefs d’œuvre de la peinture, non seulement parce qu’elle s’en
inspire, mais plus essentiellement parce qu’elle en retrouve le secret à des profondeurs esthétiques comparables. »
André Bazin, Radio Cinéma
Deux mots sur la censure
Dès sa deuxième réalisation, Pages arrachées du Livre de Satan (1919), Dreyer doit faire face à la censure, au Danemark même, l’un des pays réputés les plus libres du monde. Le film est une vaste fresque historique qui conduit le spectateur de la Palestine au temps de Jésus à la Finlande contemporaine, en passant par l’Inquisition en Espagne et la Révolution française. Les pasteurs luthériens radicaux, sans même avoir vu le film, jugent l’œuvre de Dreyer blasphématoire : représenter Jésus au cinéma est un acte, en soi, impie. Le quotidien luthérien Kristeligt Dagblad, publie un article titré « Inadmissible », article non signé, où l’on peut lire : « C’est révoltant qu’il se trouve des gens qui ont accepté de jouer ces rôles et doublement révoltant qu’une fois encore on soit obligé de constater que le Danemark est un pays où on peut faire ce qu’on veut, même blasphémer sur ce qu’il y a de plus sacré ». La hantise du « christianisme fanatique » (la formule est du cinéaste lui-même) chez le croyant fervent qu’était Dreyer, déjà très vive dans sa jeunesse, ira s’accentuant tout au long de sa vie. On retrouve, à l’évidence, cette détestation de l’obscurantisme religieux dans La Passion de Jeanne d’Arc. En France, la Commission officielle de censure contraint le producteur, sous la pression du clergé parisien, à couper certaines scènes où les hommes d’Église semblent trop nettement récusés et celles où Jeanne est torturée. Quant à la censure anglaise, elle exigea tant de coupes (en fait tous les plans où apparaissent les Anglais) que Dreyer renonça à faire diffuser son film au Royaume-Uni.
www.cinelycee.com
www.euroschool.lu

Paradjanov approfondira ses recherches formelles dans "Sayat Nova", (1969), un film-objet libéré de tout lien avec la dramaturgie classique et avec quelque forme de dramaturgie que ce soit. Son indépendance d'esprit et son extrême esthétisme ont valu à l'auteur de continuelles persécutions. "
Jacques Lourcelles : Dictionnaire du Cinéma
" Les chevaux de feu, de Sergueï Paradjanov, est lui en revanche un chef-d'oeuvre absolu que la perfection éblouissante rend
irréprochable. Il suffit de le voir une seule fois pour que l'on soit marqué à vie. La fièvre et la folie créatrice qui émane de cette version très personnelle de Romeo et Juliette sont
prodigieuses. Il s'agit de l'adaptation de la nouvelle Les ombres des ancêtres oubliés, de l'écrivain ukranien Mikhail Kotzubinsky. De manière aucunement littérale, comprendre
abstraite, instinctive et délirante, Paradjanov se focalise sur l'amour contrariée de deux jeunes amants séparés par la haine que se vouent leur famille. La narration est fragmentée par des
chapitres (Ivan et Marichka ; les Alpages ; Solitude ; Ivan et Palagna ; Les masques de Noël ; C'est demain le printemps ; Le sorcier ; Envoûtement et mort d'Ivan ; Picta). Ce songe
poétique témoigne d'une maîtrise formelle éblouissante pour son époque. Il génère un éblouissement (les dix dernières minutes sont inoubliables) qui ne lâche plus le spectateur. Outre les
récompenses, la réussite fut si violente que ce fut paradoxalement le début des ennuis pour le cinéaste, nés de ses prises de position en faveur des intellectuels dissidents. La suite n'en sera
que plus douloureuse : après Sayat Nova, le cinéaste doit faire face à des accusions incongrues (homosexualité et incitation au suicide) et souffre le martyre dans des camps de travaux.
Jusqu'à sa mort en 1990, il s'est toujours considéré comme un artiste maudit et dérangeant. C'est le combat de l'expression personnelle contre le délétère conformisme qui fait que ces films
possèdent cette force inouïe et vitale. "
(Lire l'intégralité de la chronique sur DVDRama, ICI )
Ciné-poème 84
Five (Plan 1)
de Abbas Kiarostami
Le lai gris de la mer - à cheval sur le bord extérieur de sa bande humide, un bout de bois flotté. Epave que le ressac finit par reprendre.
Pourri, ce bois, à se fendre. En deux morceaux. L’un dérivant loin de l’autre. Jusqu’à disparaître. Pour quelques vagues plus tard reparaître. Il roule et tangue à distance, dans l’attente, comme
le reste, du prochain changement, du tour nouveau que prendra le perpétuel façonnage.
La mer, de vagues changeantes indéfiniment modelée, est un élément plastique - mais qui adhère au rivage, aussi bien qu’à ses fonds, son ciel,
ses algues, poissons et barques, comme par une matière visqueuse. Plasticité et viscosité qui sont des qualités sous lesquelles se manifeste l’informe. Que l’artifice du cadre fixe, tant qu’il
dure, change en une forme ; entre autres, celles, heureuses, de la nature morte ou de l’agitation du bocal.
Ciné-poème 83
Five (Plan 5)
de Abbas Kiarostami
Lune dans l’eau. - La lune s’est jetée dans l’eau glacé ou bien, surgie de l’obscurité noire, affleure-t-elle ? Pleine, elle se mire ou
fleurit ? Insomniaque (la nuit pour le jour) ou somnambule (le jour pour la nuit) ? Faite de larmes ou de la première goutte de l’orage qui gronde ? Prélude à tout autre lumière,
trou du cul sur la terre comme au ciel ou trace visuelle du cri des bêtes alentour ? Ou voile de la barque de Nosferatu sur la mer anuitée, avec ses cercueils et ses rats ?
Lune dans l’eau. - Il y a l’entêtement de la nature à tenir les choses emboîtées les unes dans les autres, non seulement rassemblées, et à
ouvrir ce puzzle à tous les sens possibles. Une interprétation infinie. Et il y la peu naturelle géométrie du cadre fixe qui en peaufine l’architecture, en parfait l’emboîtement, en polit la
signification. Autrement dit, y met un point final. Et glisse sur son orbite la lune d’eau dans le cadre aimable pour sa clôture.
Ciné-poème 82
Five (Plan 3)
de Abbas Kiarostami
Un cadre fixe - où bat la mer. Perpétuelle, silencieusement préhumaine, toute mémoire éteinte en des vagues inchangées, leur course n’allant
parfois au-delà d’une laisse grise que pour quelque raz-de-marée dont l’exception ruineuse confirme la retenue de la règle.
L’abstrait trait de pinceau de la mer, abstraction sans évasion, entrecoupé de trois quatre grumeaux d’encre noire, comme une métaphysique
maladresse, bavures où peu à peu se devine une bande de chiens errants qui dort sur le sable, crépuscule du matin.
L’une des bêtes se redresse, tourne en rond, puis se déplace lentement de droite à gauche, quelques mètres à peine, et se recouche pour un égal
sommeil ; et chacune, l’une après l’autre, fait de même, qui recompose le petit tumulus charbonneux, crépuscule du soir.
LA PAROLE AU MUET aura vocation à être au cours des saisons suivantes un rendez-vous récurrents de CINEFILS.
Pour cette première année, NAISSANCE & ENFANCE D’UN ART est un panorama général et non exhaustif de ce qui s’est fait de plus marquant durant les 30 premières années du cinéma. La sélection se veut éclectique comme d’habitude : entre chefs-d’œuvres incontestables et films moins célèbres, en passant par des expériences pionnières.
Les années suivantes, nous essaierons de creuser plus profondément cette période à travers des rétrospectives importantes de grandes figures du muet ou des cycles sur les courants les plus importants de cette époque.
Mardi 06 mai à 18h30
Sélection de courts métrages des frères LUMIERE
10mn – France – 1895 / 1900
Sélection de courts métrages de George MELIES
15mn – France – 1905 /1910
LA PASSION DE JEANNE D’ARC de Carl Théodore DREYER
1h20 – France – 1928
Mardi 13 mai à 18h30
UN CHIEN ANDALOU de Luis BUNUEL & Salvador DALI
15mn – Espagne – 1929
NOSFERATU, LE VAMPIRE de Friedrich MURNAU
1h15 – Allemagne – 1922
Mardi 20 mai à 18h30
Sélection de courts métrages de Charles CHAPLIN
35mn – Etats-Unis – 1915 / 1925
LE MECANO DE LA GENERAL de Buster KEATON
1h35 – Etats-Unis – 1926
Mardi 27 mai à 18h30
LE PRE DE BEJINE de Sergei EISENSTEIN
Montage de photogrammes d’un film perdu – 30mn
QUE VIVA MEXICO de Sergei EISENSTEIN
Inachevé – 1h25 – Etats-Unis





CINEFILS EL HAMRA a le plaisir d’accueillir Jilani Saadi, le cinéaste tunisien le plus talentueux de sa génération, pour une après-midi de projections et de débats.
« L’ECRAN BLANC… » que nous lui avons proposé et qu’il a accepté avec générosité étant de choisir un
film qui lui tienne à cœur en tant que cinéphile ou qui ait de l’importance vis-à-vis de sa démarche de cinéaste, pour le faire découvrir au public et en discuter avec eux.
Jilani Saadi a souhaité revoir et vous donner à voir : « Les chevaux de feu » de Sergei Parajanov.
Dans un second temps, « Tendresse du loup », son second long métrage, vous sera proposé et sera suivit par un débat avec le cinéaste autour de ce film en particulier mais aussi de son cinéma en général.
Le samedi 26 avril, à partir de 16h, au théâtre El Hamra, rendez-vous donc est prit avec Jilani Saadi…
(Plus d’informations sur l’évènement, les films et l’éventuelle surprise que nous essayons de vous préparer, très prochainement.)


(1930 -
2min20s)
La première partie de Symphonie Diagonale constitue une exposition
clairement définie où à chaque mouvement correspond un écho inversé et où les formes semblent devenir de plus en plus complexes. Une organisation rythmique est obtenue en fonction de variations
dans la vitesse ; à laquelle s’ajoute les figures qui se déplacent le long de leurs axes ou bien apparaissent ou disparaissent dans la profondeur de l'écran (comme si les lignes en "X"
représentaient la surface de deux plans en profondeur). Dans les temps forts du film, nous assistons au foisonnement de formes d'un enchevêtrement de courbes et de droites tellement complexe que,
par moments, la diagonale semble se perdre, puis se retrouver ou même se trouver déplacée pendant l'élaboration d'un seul arbre de figures. Ainsi le film représente quelque chose qui pourrait
s'apparenter à la perte du ton en musique.




EN CLÔTURE DE NOTRE CYCLE WESTERN : MULTIPLICITÉS D'UN
GENRE,
ORGANISE EN COLLABORATION AVEC L'A.T.P.C.C.
PROJECTION DÉBAT LE MARDI 25 MARS A 18H30 DE
DEAD MAN DE JIM
JARMUSCH
(1995 - États-Unis - 1h45)
AVEC JOHNNY DEPP, ROBERT MITCHUM, IGGY POP, JOHN HURT, LANCE HENRIKSEN...
Musique de Neil Young
LE DÉBAT SERA ANIME PAR SLIM BENCHIKH (SPÉCIALISTE DES GENRES AU CINÉMA)
LE PÂTRE DES ÉTOILES DE MOURAD BENCHIKH
(2004 - Tunisie - 20min)
Compétition officielle Court-métrage J.C.C. 2004
UN DÉBAT SE FERA AUSSI SUR LE COURT
EN PRÉSENCE DE SON RÉALISATEUR
Prochaine projection EVENEMENT
(C.M.) La falaise de Faouzi
BENSAIDI
MILLE MOIS de Faouzi BENSAIDI
Projection débat en présence du réalisateur
Mardi 1er avril 08 à 18h30
FILMS EXPERIMENTAUX ET VIDEOS D’ART
Des années vingt à nos jours : DUCHAMPS, LEGER, PAIK, BRAKHAGE… 2h