LA HORDE SAUVAGE de Sam PECKINPAH

Publié le par cinefils

 

CE FILM SERA PROJETE DEMAIN MARDI 11 A 18H30



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" 1969. Les années 1960 prennent fin, et avec elle sonne le glas de l’American Way of Life, et son de son hégémonie sur le monde. Rétrospectivement, la guerre du Vietnam apparaît comme le début réel de la déliquescence de la toute-puissance de l’après seconde guerre mondiale pour l’Oncle Sam. C’est également rétrospectivement que 1969 marque une date dans le monde du cinéma, et plus particulièrement de ce genre si américain qu’est le western. L’individu seul en butte au monde, le fantasme de la conquête vers l’ouest, le désir de pallier l’absence d’histoire réelle pour une nation avec une histoire fantasmée... Les belles années du genre sont derrière lui, nous dit-on. Et parmi les plus définitifs de ses fossoyeurs, Sam Peckinpah.

Peckinpah, le mauvais garçon du western, l’apôtre d’une violence choquante univoque et complaisante, réalise cette année-là un western définitif, La Horde sauvage. Une bande de hors-la-loi, menée par le vieillissant Pike Bishop (William Holden), sévit à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Alors que son « dernier coup » - il voulait se retirer - rate complètement, Bishop et sa bande de vieux briscards s’acoquinent avec la junte militaire mexicaine, pour finir par prendre le parti du peuple contre les galonnés, dans une ultime révolte suicidaire. "

(Lire l'intégralité de l'article sur critikat.com, ici.)



« J’ai fait La Horde sauvage parce que j’étais très en colère, disait Peckinpah, en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre une certaine manière de présenter les hors-la-loi, contre un romantisme de la violence. Dans La Horde sauvage ce n’est pas un jeu. J’ai voulu que le public participe à la violence. C’est lui qui tire à la mitrailleuse, et puis tout d’un coup, quand il commence à être excité, je l’oblige à voir la réalité, je le plonge dans le sang, dans la boue, je lui mets le nez dedans. »

(Lire l'intégralité de la fiche du film sur le site de la Cinémathèque de Toulouse, ici.)



" Trente ans après sa production (1968), le chef d’oeuvre de Sam Peckinpah est enfin visible en France et en salles dans sa version director’s cut. « La Horde sauvage », succès publique et critique n’a pu que souffrir de la reconnaissance entravée de son cinéaste maudit. Peckinpah, s’il est honoré par nombre de ses pairs néanmoins fils prestigieux (Scorsese, Woo, Tarantino, Kitano le revendiquent...), ne possède pas l’aura glorieux des légendes passées. Il est pourtant l’auteur génial de nombre de grands films : à « La Horde sauvage » il faut ajouter « Coups de feu dans la sierra », « Les Chiens de paille », « Pat Garrett et Billy le Kid » ou « Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia » ...

Peckinpah revisite par l’achèvement les fondements patriotiques d’une nation. L’Ouest n’est plus. Heureuse et amère car nostalgique, « La Horde sauvage » est l’oeuvre d’un fils de cinéma, fruit d’un mariage tardif entre classicisme et modernité. enfanté par l’aurore et le zénith, mais père du crépuscule. "

(Lire l'intégralité de l'analyse sur objectif cinéma, ici.)




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