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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 09:46

Le collectif de passionnés de cinéma «Cinéfils», qui a élu domicile durant une année, tous les mardis au théâtre El Hamra proposant une activité cinématographique intensive, des films de qualité et des séances de débats, est désormais un ciné-club nomade. Une contrainte qui pourrait par ailleurs donner une spécificité particulière à leur programmation, qui s’accordera selon le lieu et la vocation de l’espace hôte.

La première expérience s’est faite en décembre à El Teatro avec les ciné-concerts d’Olivier Mellano, les voilà qui réapparaissent de nouveau à l’espace d’Art Ben Abdallah avec une nouvelle rencontre autour du 7e art, à partir d’aujourd’hui jeudi 12 et se poursuivra jusqu’au 17 de ce mois. 
«Cinéastes du XXIe siècle : états du monde et du cinéma» sera le premier volet d’une programmation plus large qui porte sur l’image du siècle naissant. A travers la projection de 9 films récents suivie de débats, Cinéfils lance une invitation à la réflexion sur l’état des lieux du cinéma avec l’avènement de la révolution numérique (internet, DVD…) qui ont irrémédiablement changé le monde et bien entendu notre perception de l’image. « Si la guerre du Vietnam a été la guerre de la télévision et la guerre du Golfe celle du jeu vidéo, la guerre d’Irak est celle d’Internet, et spécialement de l’Image qui en est issue : à la fois fragmentée, modulable et intime», expliquent les membre de Cinéfils dans leur présentation de l’évènement.
 Le cinéma, qui a été l’art de l’image par excellence du XXe siècle, est bien sûr le premier et le plus massivement touché, qu’en est-il des cinéastes du XXIe siècle ? 
Comment ces derniers ont-ils pris ces nouvelles technologies à bras le corps ? Comment les penseurs appréhendent-ils  ce nouveau statut de l’Image ? Comment le regard est-il en train de muer imperceptiblement ?
Cinéfils a décidé de se pencher sur toutes ces problématiques à travers des cycles de programmation, et l’on commence avec ce premier volet «Cinéastes du XXIe siècle» avec 2 séances de projection quotidiennes et un débat. 9 films de 9 pays différents réalisés ces 8 dernières années par des cinéastes ayant commencé leur parcours artistique à partir de la fin du millénaire seront vus et interrogés.
Cinéfils offre ces projections gratuitement au public. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore le théâtre d’art Ben Abdallah de Tourbet El Bey, il donne rendez-vous aux cinéphiles une demi-heure avant chaque projection  à Bab Bhar. Suivez le guide.


Asma Drissi

Edition du 12 mars 2009



Le programme :
Jeudi 12 mars  
A 14h30: Shara - Naomie Kawase (Japon – 1h40 – 2003)
A 17h00: Be with me - Eric Khoo (Singapour – 1h30 – 2005)

Vendredi 13 mars
A 14h30: Twentynine palms - Bruno Dumont (France / Etats-Unis – 1h55 – 2006)
A 17h00: The brown bunny - Vincent Gallo (Etats-Unis – 1h30 – 2004) 

Samedi 14 mars
A 14h30: Tropical malady - Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande – 2h00 – 2004)
A 17h00: Bled Number One - Rabah Ameur-Zeimech (Algérie / France – 1h40 – 2005)

Dimanche 15 mars
A 14h30: Japon de Carlos Reygadas (Mexique – 2h00 – 2001)
A 17h00: 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu (Roumanie – 1h45 - 2007) 

Lundi 16 mars
A 14h30: A l’ouest des rails (1ère partie : Rouille I) de Wang Bing (Chine – 2003 – 2h05)
A 17h00: A l’ouest des rails (2e partie : Rouille II) de Wang Bing (Chine – 2003 – 1h55)

Mardi 17 mars  
A 14h00: A l’ouest des rails (3e  partie : Vestiges) de Wang Bing (Chine – 2003 – 2h55)
A 17h00: A l’ouest des rails (4e partie : Rails) de Wang Bing (Chine – 2003 – 2h15)
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 14:19
Jeudi et vendredi derniers, «cinéfils» nous a offert un moment de cinéma avec deux ciné- concerts à El Teatro et avec le soutien de l’Institut français de coopération.  L’aurore de Friedrich Murnau, et Duel de Steven Spielberg ont été revus par la musique — en direct et sur scène — d’Olivier Mellano, violoniste de formation et guitariste autodidacte, compositeur, arrangeur et auteur de plusieurs bandes-sons de spectacles et de films.
Olivier Mellano
Cette expérience consiste en un jeu d’improvisation musicale, une manière de réécrire ces deux œuvres avec des sonorités rock et électro.
Olivier Mellano, muni d’une seule guitare et de quelques pédales d’effets  sonores, nous a fait redécouvrir les images de chef-d’œuvres du cinéma.
L’aurore de Murnau, film muet de 1927, que nous avons l’habitude de voir avec un accompagnement au piano, s’est vu transformé avec cette musique contemporaine qui a épousé, à  sa manière, le rythme du film.  Les  notes de Mellano ne s’arrêtent pas au simple commentaire des images mais leur insuffle une charge nouvelle et une telle modernité qui ne dénaturent  pas la force cinématographique du film.
L’Aurore de Murnau
L’Aurore de Murnau, un film qui s’apprête déjà à ce genre d’expérience, comme tous les films muets (sans paroles ni bruitages) fait appel à la musique pour soutenir l’action et surtout les émotions. La guitare de Mellano se substitue au piano habituel; impressionniste, elle s’inspire des images pour souligner les rebondissements de l’action, les moments d’angoisse et de suspens et réaliste quand elle imite les bruitages et les effets sonores  (klaxons, trains…).
Pour Duel de Spielberg réalisé en 1971, donc forcément parlant, est une course-poursuite entre un camion citerne et David Mann qui traverse la Californie en voiture. Le film en lui-même est basé essentiellement sur l’action plus que sur la parole, un parti pris qui se prête bien à ce genre d’epérience. Il offre un matériau riche en rebondissement et en tension. La musique de Mellano s’approprie l’œuvre et la réécrit à sa manière en éliminant toute la bande sonore originale.
Duel de Spielberg

Cette démarche énergique nous renvoie une nouvelle version émotionnelle plutôt rock qui amplifie le suspense et l’étrangeté du film.
Ciné-concert avec Olivier Mellano, est une preuve de plus du rôle que peut jouer la musique au cinéma. Une musique narrative et informative qui intervient pour souligner l’action, et émotionnelle qui charge l’image en tension et en suspense. L’expérience de Mellano nous prouve aussi que le cinéma,  qu’il soit muet ou parlant, trouve dans la musique une caisse de résonance qui nous réserve plein de surprises. Le cinéma s’adapte à tous les genres musicaux, du classique à la pop, au  rock et même l’électro. L’essentiel est de bien s’imprégner de l’œuvre cinématographique et de laisser libre cours à sa créativité.

Asma DRISSI

Paru dans l'édition du dimanche 14 décembre 2008

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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 11:22
Le concept de la nuit du cinéma avec un  marathon de films jusqu’à l’aube continue à trouver de l’engouement auprès des cinéphiles. Cette manifestation  peut s’adapter à tous les genres cinématographiques.  Mardi dernier, au Théâtre  El Hamra, le groupe Cinéphils, nous a proposé Un voyage au bout de la nuit avec cinq films ayant pour thème :
Le cinéma de science-fiction. Au programme: Le voyage dans la lune  de Goerge Méliès, Blade runner de Ridley Scott, Abre los Ojos de Alejandro Amenabar, Matrix de Larry et Andy Whakovsky  et l’incontournable 2001 l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.

Le public était tout de même nombreux pour cet événement qui ne présente pas de films inédits, et les cinéphils ont répondu présents pour partager en groupe, dans une salle obscure, les films phares de ce cinéma de genre. A l’origine,  la science-fiction est parue dans la  littérature. Il fallait attendre les romans de  Jules Verne pour que ce genre connaisse ses premiers grands succès, privilégiant des thèmes comme le voyage dans l’espace, la vie extraterrestre et la cité du futur.   À l’ère du muet, le Français George Méliès était  généralement reconnu comme le véritable pionnier de la science-fiction avec Le Voyage dans la lune en 1902 et Voyage à travers l’impossible. Par la suite, c’était au tour de l’Américain Stuart Paton d’adapter 20.000 lieues sous les mers, et aux  Soviétiques Yakov Protozanov et Lev Koulechov de réaliser respectivement Aelita  et le Rayon de la mort  de Lutch Smerti. Le premier chef-d’œuvre du genre a été créé par l’Allemand Fritz Lang. Il s’agit de Metropolis,  une vision apocalyptique de la vie urbaine au XXIe  siècle. Ce film a été  suivi d’un autre intitulé : Une femme sur la Lune. Dans les années 1950, les progrès considérables de la science, la bombe atomique, les tensions de la guerre froide et les débuts de la conquête spatiale ont provoqué un renouvellement en profondeur de l’imaginaire collectif, et donné aux thèmes traditionnels de la science-fiction une actualité sans précédent. Le cinéma de science-fiction continue depuis à s’alimenter des mutations politiques et scientifiques, à se nourrir des phobies des gens et surtout à repousser les limites de l’inconnu. L’industrie hollywoodienne a misé sur ce genre pour faire exploser le box office avec des productions qui se caractérisent par des effets spéciaux de plus en plus spectaculaires, rendus possibles par le développement des technologies numériques de l’image ( Stargate, Independance Day et Godzilla ) .

Cependant, des auteurs tels que Tim Burton et son  Mars Attacks!, David Lynch et  Dune, Terry Gilliam et  l’Armée des douze singes et bien d’autres,  démontrent que le récit de science-fiction préserve encore sa pertinence et sa force.

Ce thème sera plus développé lors des prochaines séances de Cinéphils à El Hamra, et ce, durant un nouveau cycle de trois jours. Rendez-vous donc les 9, 10 et 11 octobre avec Solaris d’Andreï Tarkovsky,  Metropolis, The hole de Tsai de  Ming Liang, La Jetée de Chris Marker et L’armée des 12 singes de Terry Gilliam. Tous ces films seront suivis d’un débat.


Asma DRISSI
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 10:40



A l’affiche au «Mondial»
Le court fait son cinéma
•A partir de lundi prochain
Une première! Dans la foulée des JTC (Journées théâtrales de Carthage) est prévu au «Mondial» (dont la scène a accueilli, à l’occasion, quelques pièces de théâtre) la sortie commerciale le 10 décembre, d’une collection de douze courts métrages, présentés par «Long et court» et «Ulysson» sous le titre Le court fait son cinéma.
 

Ibrahim Letaïef, producteur (long et court) explique les raisons de ce choix et parti-pris : «Comme son grand-frère, le court métrage est le plus souvent fait dans l’espoir de rencontrer le public des salles obscures».
Certes, cela était possible avant le milieu des années 80, tant que les salles passaient les avant-programmes qui comportaient, en général, outre la pub,   un documentaire ou un à deux courts métrages.
Mais avec la suppression des avant-programmes, les «petits» films souffrent, désormais et de par le monde, d’un manque de visibilité certain. Le grand écran leur étant pratiquement «interdit», car  ils ne sont plus visibles que sur le petit écran ou à l’occasion des festivals et autres manifestations cinématographiques qui leur sont consacrées.
A la réflexion et vu le succès de 10 courts  10 regards, Ibrahim Letaeïf a pensé à l’exploitation commerciale «non pas d’un seul court métrage, mais d’un programme complet de courts métrages».
«Et c’est, glisse-t-il,  dans cette perspective que nous avons signé un accord de partenariat avec les exploitants du Mondial»  pour la sortie commerciale, et ce, pour la première fois sous nos cieux, d’un programme de deux heures émaillées de 12 ‘‘petits’’ films tunisiens en tout, soit  Visa  et Casting pour un mariage,  outre la collection  10 courts 10 regards».
Pour les protagonistes, cette action vise, entre autres, à rappeler «combien la dynamique de production des courts métrages est une nécessité impérieuse pour notre cinéma, et combien cette production, par ses caractéristiques propres, représente un gisement de contenus audiovisuels qui ne demande qu’un geste, voire un signe de l’industrie pour que celle-ci y puise d’autres alternatives de programmation».
Autrement dit, les petits films peuvent représenter une autre manière de programmer qui permet de sortir des sentiers battus, d’innover , d’entreprendre autrement en contournant la routine des films de cinémas dominants, entre hollywoodiens, égyptiens et indiens.
Bref, l’ensemble des films proposés dans  Le court fait son cinéma  (et dont la plupart sont produits en 2006) ont été déjà projetés dans des manifestations spécifiques et dans d’autres festivals (JCC, Cannes, etc.) qui ont, toutefois, des publics particuliers, notamment des cinéphiles. «Mais, affirment les distributeurs et exploitants, tous ces opus n’ont pas encore rencontré le large public à l’occasion d’une sortie commerciale»… Maintenant, voilà qui est fait.
Au menu donc : deux heures de programme avec 12 films de fiction réalisés par un collectif de 12 jeunes auteurs qui proposent chacun son propre regard sur la société.
Assemblés grâce à des transitions fonctionnelles pour les besoins de la projection afin de constituer une véritable unité narrative, ces «petits» films seront projetés en 35 mm et sous titrés en français. En voici les titres : Visa de  Ibrahim Letaeïf, Casting pour un mariage deFarès Nanaâ, Il faut que je leur dise de Amel  Smaoui, Contre temps de Amine Chiboub, Madame Bahja de Walid Tayaâ, Zapp’in de Jalel Bessaâd, Sbah el khir de Leyla Bouzid et Walid Mattar, Perversion de Wissem Tlili, Conversations de Kaïs Zaeid, Après l’orage… le beau temps de Afef Ben Mahmoud, Le bonheur! de Mohamed Ben Bacha et enfin Train-train de Taoufik Béhi.
Au casting :  Jamel Madani, Fatma Ben Saïdane, Lotfi Dziri, Jamel Sassi,   Ahmed Hafiène, Mohamed Grayaâ, Jaâfar Guesmi, Amel Safta et Nadia Boussetta. Bonne vision!
S.D. 
 

Par cinefils - Publié dans : Presse
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 10:14


Article publié dans l'édition du vendredi 30 novembre du journal Le Temps, dans les pages culturelles, à consulter ici.



Cinémas d'Extrême-Orient au Cinéfils El Hamra :

 

Excellents moments de cinéma



//  Samedi,  à l'espace El Hamra a été donnée la soirée Histoire et histoires dans le cinéma asiatique des années 2000. Le club Cinéfils a proposé trois films importants dans  l'histoire contemporaine  du cinéma asiatique. Cette modalité s'inscrit dans le cadre de la programmation de soirées événements une fois par mois  à chaque fois autour d'un thème ou d'un continent. Une façon de faire découvrir et redécouvrir le cinéma mondial autre que les super productions hollywoodiennes et égyptiennes.

//

La soirée était dédiée donc au cinéma asiatique avec trois longs métrages : Dolls de Takeshi Kitano, 2046 de Wong Kar-Wai et The President's last bang de Im Sang-Soo. Plus de cinq heures de cinéma " exotique "  puisque rien dans ces œuvres ne ressemble au cinéma français ni au cinéma italien même si les réalisateurs en sont parfois influencés. 

Le premier film projeté est " Dolls " de Kitano, un drame  japonais  qui dépeint trois histoires autour de l'amour. Très imprégné des spectacles de théâtre japonais, le drame est incroyablement  poétique malgré la simplicité de l'intrigue. Un premier couple forcé à se séparer sous la pression de leurs familles, un deuxième séparé par le monde du crime après que le pauvre yakuza s'y est introduit ; un troisième  couple formé par une  star défigurée qui a perdu sa gloire et un fan amoureux. La beauté des images est imparable. Les erreurs, le regret, le désespoir et l'amour perdu sont dessinés d'une façon  très esthétique. L'errance puis le doux goût du souvenir des instants passés s'enchaînent et les personnages qui ne retrouveront jamais l'amour perdu vivent la souffrance que le temps leur a infligé. En somme, l'amour au centre de ces histoires parallèles est victime de l'erreur  humaine qui semble oublier l'importance de ce sentiment.

L'esthétique à la Wong-Kar Wai est tout aussi exceptionnelle et son style complexe est plus impressionnant que jamais dans 2046, le deuxième film projeté au Cinéfiles El Hamra. Un écrivain incarné par le charismatique Tony Leung écrit un roman de science fiction intitulé 2046 en s'inspirant de ses aventures amoureuses avec quatre femmes. Le tournage de ce film a duré une éternité et l'on devine la raison. Pas une seule séquence du film n'est porteuse d'une énigme. Passion, adieux, regrets, passé, souvenirs, tout s'entremêle entre fiction, présent et passé. L'écrivain Chow ravive  ses souvenirs et ses impressions et les projette sur les personnages du roman, des êtres androgynes à émotion différée.  La beauté des images, la poésie de l'instant, le monde tantôt rétro, tantôt futuriste, les décors particuliers  ont donné au film une dimension à la fois romantique, sensuelle et surnaturelle. Les couples sont peints dans leur sensualité, leur rapport charnel passionné d'une façon langoureuse et sublime. .  La beauté des images ne se manifeste  pas dans les paysages ou les plans en extérieur mais dans un simple face à face ou un murmure, au pas d'une porte  filmé avec langueur.  Les longs moments de silence fréquents dans le film laissent  l'image en première ligne, opérer son charme discret.   Les dialogues sont presque des  murmures et même quand il s'agit de cris,  ils sont cachés par le son des opéras chinois présents tout au long du film.  La musique définitivement belle et appropriée,  a magnifié le tout et rendu la poésie des images encore plus soyeuse. On peut se demander si " 2046 " est la suite du célèbre  " In the mood for love ",  le même goût des énigmes et des complexités, le même  acharnement à filmer les regards coupables et mystérieux, la même étincelle amoureuse et passion érotique.  Dans " 2046 " il y a plus d'enchevêtrements de genres, de sentiments et de concepts qui font de lui une œuvre à part où il n'y a rien des redondances et prévisibilité des suites de film.

Le troisième film Sud coréen, est de Im Sang-Soon intitulé " The President's last bang " est   à connotation politique  donc totalement différent des deux autres mais que nous n'avons pas vu, parce que trois films à la suite est un marathon assez dur à réaliser même pour les cinéphiles invétérés.

Au Cinéfils El Hamra, il y aura encore du cinéma asiatique tout au long du mois de Décembre avec un programme intitulé " Cinéma d'Extrême- Orient, vagues nouvelles " avec des projections notamment de " S21 : la machine de mort Khmère rouge " le troublant documentaire de Rithy Pahn. Un cinéma particulier à découvrir.

 


Hager ALMI




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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 16:43


Article parut dans le journal Le Temps, édition du dimanche 14 octobre 2007, lien en ligne : Pages culturelles du journal.



Théâtre El Hamra

 

Le ciné- club de tous les désirs



 

//

Nouvel havre des cinéphiles, le Théâtre de la rue El Jazira rend hommage à plusieurs cinéastes disparus en octobre et proposera les mois suivants un panorama des cinémas asiatiques

 

//

L'histoire du Théâtre El Hamra avec le cinéma s'écrit en lettres d'or depuis 1922, date de la création de la salle Alhambra qui fête cette année ses 85 ans.

 

Installé dans les lieux depuis 20 ans, le metteur en scène de théâtre Ezzeddine Ganoun y a réalisé ses plus grandes œuvres tout en animant un théâtre ouvert à tous les arts.

 

 

 

Le cinéma s'y taille donc une part appréciable et peut se prévaloir à El Hamra d'une continuité remarquable.

 

C'est dans cet esprit qu'un ciné-club vient de voir le jour dans ce théâtre qui constitue dorénavant le seul espace consacré à l'art et essai au centre-ville où les salles de cinéma sont devenues des denrées rares.

 

 

 

Lancé durant le mois de Ramadan, ce ciné-club est animé par un groupe de jeunes pour lesquels le cinéma n'a pas de secrets. Initiés aux grandes œuvres classiques, ouverts sur les cinématographies montantes et carrément ivres de cinéma, les animateurs du ciné-club d'El Hamra sont des esthètes doublés d'acteurs culturels innovants. 

 

 

 

Pour le lancement de leur club, ils ont multiplié les initiatives : une projection débat d'un film d'Elias Baccar, un hommage à Quantin Tarantino, une profusion de court - métrages. De plus, ils ont créé l'événement avec la première nuit blanche du cinéma qui, en cinq long-métrages de qualité, a mené le public jusqu'à l'aube.

 

 

 

Des artistes dans la mémoire

 

Après le programme du Ramadan, le ciné-club d'El  Hamra poursuit ses activités avec un cycle qui comprend un hommage à des cinéastes disparus avec la projection de plusieurs œuvres maîtresses comme " Le Mandat " de Sembene Ousmane, " Blow up " de Michel Angelo Antonioni , "  Cris et chuchotements " d'Ingmar Bergman

 

 

 

Se déroulant selon un rythme hebdomadaire, les projections ont lieu chaque mardi et comprennent immuablement un court - métrage en prélude oau grand film. `

 

Pour le mois d'octobre, un cycle intitulé " In memoriam " aura donc lieu autour de Sembène, Antonioni, Bergaman et Edward Yang.

 

Les activités se poursuivront durant le mois de novembre avec un cycle consacré aux cinémas d'Extrême Orient avec des œuvres de Miyazaki, Kiduk ou Zhangke.

 

Une soirée- événement clôturera ce cycle en proposant huit heures de cinéma non-stop ainssi qu'un débat sur l'histoire dans le cinéma asiatique des années 2000

 

 

 

A cette occasion, " Dolls ", de Takeshi Kitano, " 2046 ", de Wong Kar Wai et " The président " de Im Sang Soo seront projetés.

 

Une véritable rêvue de détail des œuvres maîtresses de l'Asie contemporaine !

 

 

 

Cette découverte de la cinématographie asiatique se poursuivra en décembre avec une nouvelle salve de films d'auteurs de la nouvelle vague. Au programme également un réveillon pas comme les autres puisqu'il s'agira le 29 décembre d'un voyage au bout de la nuit via des films d'épouvante au nombre de cinq comme quoi, nos cinéphiles purs et durs savant aussi être éclectiques !

 

Bonne nouvelle que la naissance de ce ciné-club qui, du coup, transforme le Théâtre El Hamra en unique temple de la fleur d'art et d'essai au centre ville. On en redemande !

 

 

 
H. Noureddine



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