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Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 14:55



Par cinefils - Publié dans : Films
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Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 14:27










Par cinefils - Publié dans : Films
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Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 14:05


 

 

« ... Car tel est le principal atout de Ouvre les Yeux de l'espagnol Alejandro Amenàbar qui passe son temps à jouer avec la logique du spectateur, entremélant scènes réelles ou rêvées, brouillant les pistes et par la même nos esprits....

Alejandro Amenàbar réussit à plusieurs niveaux.
Premièrement il démontre que le cinéma espagnol ne se limite pas à la douce folie perverse d'un Pedro Almodovar ou Bigas Luna, bien que la présence de Penelope Cruz déjà figure d'obsessions dans Jamon Jamon semble démontrer le contraire. Deuxièmement, le réalisateur, aussi scénariste, prend un malin plaisir à détruire ce jeune enfant gâté, lui otant tout avec sa beauté, puisqu'il est dénué de cette beauté intérieure qui pourrait le sauver. Enfin, il enchaîne avec une précision sadique scènes réelles et imaginaires, où l'ironie est omni-présente. Quand tout devient trop beau, mielleux comme un conte de fées avec Michelle Pfeiffer, jusqu'à la limite du ridicule, il détruit ce bonheur et cette scène par la suivante, dur retour à la réalité ou au cauchemard? Aussi, côté personnages, son meilleur ami, complexé, mais toujours présent, même quand Cesar lui pique ses copines, semble si facile qu'il en devient humainement peu réel, tout comme Sophia, la fille idéale qui succombe si vite. »

Plume noire






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Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 13:38





« Le troisième film de Ridley Scott est une splendeur visuelle, dans le domaine de la science-fiction comme dans celui des films à suspense, un modèle jamais surpassé mais largement copié. Ce qui frappe d'abord dans Blade Runner, c'est le décor. Futuriste, monumental et crédible parce que composé d'éléments familiers. C'est lui le personnage principal : Los Angeles, 2019, étouffant entre deux gratte-ciel délabrés. Une ville imaginaire devenue mégalopole surpeuplée, véritable cloaque nocturne et pluvieux, à l'obscurité trouée par des néons criards et des publicités lumineuses... »
 

Télèrama

 






 


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Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 13:18




 

 

" George Méliès est l'inventeur du cinéma de science-fiction avec " Le Voyage dans la lune " .... entièrement été tourné dans le studio de Georges Méliès à Montreuil-sous-bois. Il a été écrit, photographié, réalisé, interprété et produit par Méliès. Il se compose de trente tableaux utilisant des décors peints à la main, d'objets peints en trompe-l'œil sur des plaques de bois découpées, éléments de décors en carton-pâte posés au premier et à l'arrière plan. Jusqu'en 1902, les films de science-fiction n'excèdent guère une ou deux minutes, ce film ayant demandé trois mois de tournage et une figuration importante, il peut être considéré comme la première superproduction de l'histoire du cinéma : il dure 16 minutes, une durée peu usitée jusqu'alors. L'œuvre produite reste très personnelle et remplie d'humour, de fantaisie et de poésie : la Lune à un visage de femme, le clair de Terre ou l'obus qui percute l'œil de la Lune...Résolument novatrice même, puisque les habituels intertitres des films de cette époque ont été omis. Ce fut en 1902 et dans les années qui suivirent un immense succès mondial qui suscita bien nombre de plagiats... "
 

sfstory

 

 


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Mercredi 23 avril 3 23 /04 /Avr 13:27


CE FILM SERA PROJETE LE SAMEDI 26 AVRIL A 19H
DANS LE CADRE DE
ECRAN BLANC A JILANI SAADI





" Tendresse du loup, deuxième long métrage de Jilani Saadi, est une tragi-comédie qui applique la règle classique des trois unités (de temps, d'action et de lieu) à un sordide fait divers survenant dans la capitale tunisienne, et qui brosse ce faisant un tableau particulièrement critique de la stagnation de la société tunisienne.
...
La frustration des individus et la violence des rapports sociaux qui en résulte, l'impasse sociale et la bêtise phallocratique, la souffrance générale qui finit enfin par faire s'entre-dévorer les victimes de ce système. Des acteurs très attachants, des moments de grâce dans la mise en scène, ainsi qu'une réelle intelligence du récit font le reste. "

(Lire l'intégralité de la critique sur Le Monde, ICI )






" Saâdi sait filmer des corps livrés à eux-mêmes, à des gestes rageurs et intempestifs qu’ils accomplissent pour conjurer la salissure qui leur a été infligée. C’est dans ce registre notamment qu’il confirme qu’il est l’un des réalisateurs les plus importants de la génération actuelle du cinéma tunisien. Le conventionnel champ contrechamp est, alors, abandonné, la réalité extérieure mise à distance, la musique d’accompagnement différée et la parole suspendue. Il ne subsiste que des regards et des gestes qui sont ainsi rétablis dans leur matérialité la plus saisissante. "

(Lire l'analyse de Hédi Khélil sur Jilani Saâdi, sur La Presse : 1ère partie
ICI - 2ème ICI
)




" لو لم تتمثّل السينما التونسيّة في الدورة الثلاثين من مهرجان القاهرة الدولي، إلا بشريط واحد هو «عرس الذيب»، فإن ذلك كان ليكفي. الفيلم يحمل توقيع سينمائي شاب هو جيلاني السعدي الذي سبق له أن لفت الأنظار في فيلمه الروائي الطويل الأوّل «خرمة» (2002). ويمكن اعتباره اليوم رمزاً لجيل سينمائي جديد في تونس، يكمل على طريقته مغامرة نوري بوزيد وفريد بوغدير ومفيدة التلاتلي وآخرين... بعد أن تحرّر من بعض الكليشيهات الجماليّة والسياسية التي أثقلت أفلامهم.
«عرس الذيب» نزول إلى جحيم الواقع، من دون أي بهرجة. لقطة مقربة طويلة على المجتمع التونسي، بِراهنه الفج والعنيف والمؤذي، بعيداً عن عبق الحنين ومشاغل التاريخ والذاكرة والمدينة القديمة والحمّام والقصور والعناصر التراثية والمواقف النسوية
"
بقيّة النصّ على موقع الأخبار ـ هنا




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Mercredi 23 avril 3 23 /04 /Avr 12:57


CE FILM SERA PROJETE LE SAMEDI 26 AVRIL A 16H
DANS LE CADRE DE
ECRAN BLANC A JILANI SAADI





" Les Chevaux de feu est le film qui révéla au monde Serguei Paradjanov. L’histoire de Marika et Ivan, sorte de Roméo et Juliette des Carpathes. Amour impossible sur fond de haine extra-familiale. Paradjanov filme la malédiction des hommes. Une vision pessimiste qui lui valut bien des démêlés avec les politiques au pouvoir. Imprégné des légendes ukrainiennes, c’est la rencontre improbable de l’ethnologie et de la poésie. C’est surtout un lyrisme débridé, un film qui cherche à chaque nouvelle projection à se libérer du carcan de la narration, comme un papillon en train de s’extirper de sa chrysalide. "

(Résumé de la Cinémathèque de Toulouse.)





" Paradjanov s'intéresse peu à l'intrigue et à la dramaturgie. Pour répondre à son ambition, un film doit être comme un objet artisanal, aux facettes multiples reflétant, le folklore, les coutumes, les rites quotidiens, l'inconscient et le conscient d'un peuple : ici les Goutzouls des Carpates. Souvent, la caméra court dans tous les sens comme si le temps pressait et aller manquer pour mener à bien cette quête à la fois poétique et ethnologique. La fantasmagorie ciselée en esthète par Paradjanov est d'une beauté étrange et précieuse, due en partie à son authenticité plastique aussi bien que musicale.

Paradjanov approfondira ses recherches formelles dans "Sayat Nova", (1969), un film-objet libéré de tout lien avec la dramaturgie classique et avec quelque forme de dramaturgie que ce soit. Son indépendance d'esprit et son extrême esthétisme ont valu à l'auteur de continuelles persécutions. "

Jacques Lourcelles : Dictionnaire du Cinéma

 

 



" Les chevaux de feu, de Sergueï Paradjanov, est lui en revanche un chef-d'oeuvre absolu que la perfection éblouissante rend irréprochable. Il suffit de le voir une seule fois pour que l'on soit marqué à vie. La fièvre et la folie créatrice qui émane de cette version très personnelle de Romeo et Juliette sont prodigieuses. Il s'agit de l'adaptation de la nouvelle Les ombres des ancêtres oubliés, de l'écrivain ukranien Mikhail Kotzubinsky. De manière aucunement littérale, comprendre abstraite, instinctive et délirante, Paradjanov se focalise sur l'amour contrariée de deux jeunes amants séparés par la haine que se vouent leur famille. La narration est fragmentée par des chapitres (Ivan et Marichka ; les Alpages ; Solitude ; Ivan et Palagna ; Les masques de Noël ; C'est demain le printemps ; Le sorcier ; Envoûtement et mort d'Ivan ; Picta). Ce songe poétique témoigne d'une maîtrise formelle éblouissante pour son époque. Il génère un éblouissement (les dix dernières minutes sont inoubliables) qui ne lâche plus le spectateur. Outre les récompenses, la réussite fut si violente que ce fut paradoxalement le début des ennuis pour le cinéaste, nés de ses prises de position en faveur des intellectuels dissidents. La suite n'en sera que plus douloureuse : après Sayat Nova, le cinéaste doit faire face à des accusions incongrues (homosexualité et incitation au suicide) et souffre le martyre dans des camps de travaux. Jusqu'à sa mort en 1990, il s'est toujours considéré comme un artiste maudit et dérangeant. C'est le combat de l'expression personnelle contre le délétère conformisme qui fait que ces films possèdent cette force inouïe et vitale. "

(Lire l'intégralité de la chronique sur DVDRama, ICI )

 

 



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Mercredi 23 avril 3 23 /04 /Avr 12:37


CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 29 AVRIL A 18H30
DERNIERE PROJECTION DEBAT DU CYCLE
CINEMA ABSTRAIT : PARADOXES & PLASTICITES





Ciné-poème 84

Five (Plan 1)
de Abbas Kiarostami

Le lai gris de la mer - à cheval sur le bord extérieur de sa bande humide, un bout de bois flotté. Epave que le ressac finit par reprendre. Pourri, ce bois, à se fendre. En deux morceaux. L’un dérivant loin de l’autre. Jusqu’à disparaître. Pour quelques vagues plus tard reparaître. Il roule et tangue à distance, dans l’attente, comme le reste, du prochain changement, du tour nouveau que prendra le perpétuel façonnage.

La mer, de vagues changeantes indéfiniment modelée, est un élément plastique - mais qui adhère au rivage, aussi bien qu’à ses fonds, son ciel, ses algues, poissons et barques, comme par une matière visqueuse. Plasticité et viscosité qui sont des qualités sous lesquelles se manifeste l’informe. Que l’artifice du cadre fixe, tant qu’il dure, change en une forme ; entre autres, celles, heureuses, de la nature morte ou de l’agitation du bocal.

Ciné-poème 83

Five (Plan 5)
de Abbas Kiarostami

Lune dans l’eau. - La lune s’est jetée dans l’eau glacé ou bien, surgie de l’obscurité noire, affleure-t-elle ? Pleine, elle se mire ou fleurit ? Insomniaque (la nuit pour le jour) ou somnambule (le jour pour la nuit) ? Faite de larmes ou de la première goutte de l’orage qui gronde ? Prélude à tout autre lumière, trou du cul sur la terre comme au ciel ou trace visuelle du cri des bêtes alentour ? Ou voile de la barque de Nosferatu sur la mer anuitée, avec ses cercueils et ses rats ?

Lune dans l’eau. - Il y a l’entêtement de la nature à tenir les choses emboîtées les unes dans les autres, non seulement rassemblées, et à ouvrir ce puzzle à tous les sens possibles. Une interprétation infinie. Et il y la peu naturelle géométrie du cadre fixe qui en peaufine l’architecture, en parfait l’emboîtement, en polit la signification. Autrement dit, y met un point final. Et glisse sur son orbite la lune d’eau dans le cadre aimable pour sa clôture.

Ciné-poème 82

Five (Plan 3)
de Abbas Kiarostami

Un cadre fixe - où bat la mer. Perpétuelle, silencieusement préhumaine, toute mémoire éteinte en des vagues inchangées, leur course n’allant parfois au-delà d’une laisse grise que pour quelque raz-de-marée dont l’exception ruineuse confirme la retenue de la règle.

L’abstrait trait de pinceau de la mer, abstraction sans évasion, entrecoupé de trois quatre grumeaux d’encre noire, comme une métaphysique maladresse, bavures où peu à peu se devine une bande de chiens errants qui dort sur le sable, crépuscule du matin.

L’une des bêtes se redresse, tourne en rond, puis se déplace lentement de droite à gauche, quelques mètres à peine, et se recouche pour un égal sommeil ; et chacune, l’une après l’autre, fait de même, qui recompose le petit tumulus charbonneux, crépuscule du soir.

Ce qui change dans ce qui ne change pas. Ce qui se refait de s’être défait dans ce qui est fait. L’impermanent dans le permanent et l’autre dans le même. Une histoire à ne pas conter. Dédiée à Ozu qui, comme ici Kiarostami, la rendit désirable de l’isoler dans un haiku.



(Lire l'intégralité des CINE-POEME de Jacques Sicard, sur le site des Cahiers du Cinéma, ICI )



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Vendredi 18 avril 5 18 /04 /Avr 09:55


CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 22 AVRIL A 18H30

DANS LE CADRE DU CYCLE :

CINEMA ABSTRAIT / PARADOXES ET PLASTICITES






" Une voiture roule lentement accompagnée du piano mélancolique d’Arvo Pärt. Un soleil omniprésent qui berce l’image d’un halo de lumière. Ainsi débute Gerry, la nouvelle merveille signée Gus Van Sant, une heure et demie d’une expérience contemplative unique. Né d’un voyage en Argentine avec deux acteurs, Matt Damon et Casey Affleck également co-scénaristes du film, Gerry prend la pensée actuellement en cours à Hollywood à contre-courant. Ici, pas de narration implacable, pas de psychologie appuyée, peu de dialogues: tout s'établit par le visuel, les sensations, les non-dits, les silences... Deux hommes et le désert suffisent pour raconter l’humanité. Gus Van Sant étire de sublimes plan-séquences jusqu’à l’hypnose, jouant divinement sur la dilatation du temps pour nous faire ressentir les doutes des deux personnages, perdus dans une nature immense et magnifique. L’amitié cède peu à peu au malaise, la balade vire au cauchemar. "

(Lire la suite de l'article sur Film culte, ICI )


" Même métamorphosé en cinéaste ultraformaliste, Gus Van Sant reste un Américain pétri de croyance dans les pouvoirs de la fiction. Il reste aussi celui qu'il fut au temps de My own private Idaho : un auteur épris de ses personnages, attentif à les acheminer vers un destin. D'où un film généreusement hybride, d'abord drôle et absurde, puis tout à la fois abstrait, sensoriel et épique. Plus Gerry et Gerry se fourvoient de canyons en dunes, plus la dimension physique de leur dérive est palpable, dessèchement, brûlures, suffocation, jusqu'à la naissance des mirages, la perte de soi. Le travail expérimental du cinéaste prend alors tout son sens : Gerry est une machine à produire des états seconds. L'étirement hypnotique des séquences, le jeu des travellings avec la cadence des pas conjoints de Matt Damon et Casey Affleck, les musiques planantes d'Arvo Pärt, la danse accélérée des nuages, tout concourt à instaurer un régime de réalité limite, à la frontière de l'hallucination et de la transe. « L'épouvante est le propre de l'impression que produit la beauté », écrivait le poète Leopardi. Il en va ainsi des espaces traversés, Vallée de la Mort, déserts de sable ou de sel blanc : leur majesté aride à perte de vue n'a d'autre effet que de renvoyer les deux marcheurs exsangues à l'hypothèse de leur solitude absolue et de leur disparition. Du coup, c'est une autre frontière qui menace de s'effacer : celle qui sépare la civilisation de la barbarie. On n'en dira pas plus, mais pour peu qu'on aime interpréter l'inexpliqué, Gerry est un film de rêve, ouvert à toutes les spéculations romanesques, existentielles, allégoriques. Ce qui n'interdit pas de l'aborder avec, au contraire, l'imagination à marée basse, en prenant à la lettre le régime sec infligé aux deux protagonistes : se délester de tout pour se laisser éblouir davantage, et encore mieux se perdre. "

(Lire l'intégralité de la crtitique sur Télérama,  ICI )








Projection suivie d'un débat.

Prix : 1d500.

Prochaine projection débat du mardi 29 : FIVE de Abbas KIAROSTAMI


Cycle mai : LA PAROLE AU MUET : NAISSANCE D'UN ART


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Jeudi 10 avril 4 10 /04 /Avr 10:58


GRAND PRIX DU JURY AU FESTIVAL DE CANNES 1960

CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 15 AVRIL
A 18H30
DANS LE CADRE DE NOTRE CYCLE :
CINEMA ABSTRAIT - PARADOXES ET PLASTICITES

PROJECTION SUIVIE D'UN DEBAT




« Il y a dans le monde une fracture très grave entre la science, d’un côté, toute projetée vers l’avenir, et prête à renier chaque jour ce qu’elle était la veille, si cela lui permet de conquérir même une fraction de cet avenir, et de l’autre côté, une morale, raidie, figée, et qui toutefois, elle, continue à tenir debout. Dans l’avventura, la catastrophe est une impulsion érotique bon marché, inutile, malheureuse. Car le héros -quel mot ridicule !- de mon film se rend parfaitement compte de la nature grossière de l’impulsion érotique qui s’empare de lui, de son inutilité. Mais ça ne suffit pas. Voilà un autre mythe qui tombe, cette illusion qu’il suffit de se connaître, de s’analyser minutieusement dans les plis les plus cachés de l’âme. Non, cela ne suffit pas. Chaque jour on vit l’avventura, que ce soit une aventure sentimentale, morale, idéologique. »

(Antonioni, à propos de L'Avventura, sur le site d'arte.)




" Telle une nouvelle bataille d’Hernani, la présentation houleuse de L’Avventura au festival de Cannes, cuvée 1960, contribua à scinder le monde cinéphile en deux camps : celui des tenants du classicisme et celui des trublions de la modernité. Le sixième long métrage de Michelangelo Antonioni, suscita en effet autant de louanges béâtes que de rejets épidermiques. Conspué avec véhémence pendant la projection, puis récupéré par des critiques et des cinéastes bien décidés à faire valoir ses qualités révolutionnaires, L’Avventura cristallisa les débats sur le devenir d’un art qui avait fait de la narration son enjeu principal.
Mais de quoi est-il question dans cet apparent portrait de la jeunesse bourgeoise italienne ?
... Le cinéma moderne, tel que le pratique Antonioni et une poignée de ses contemporains, (citons pèle mêle, Resnais, Godard, Pasolini, le jeune Bertolucci, Glauber Rocha, etc.) s’attache à démontrer ce qui advient quand le récit « classique », hérité du modèle aristotélicien, ne préside plus à la destinée du film. Libéré de ces contraintes narratives pesantes, le cinéaste peut, en principe, amener son spectateur sur des terrains inédits.
... Mais quarante ans après, peut être est-il temps de s’affranchir de toute la littérature qui entoure cette œuvre pour laquelle fut forgée le concept d’incommunicabilité. Peut être est-il temps d’enterrer la vielle dichotomie Classique / Moderne, de brûler les exégèses et les analyses (à commencer par les paragraphes qui précèdent) et de se laisser envoûter par la beauté des plans antonioniens, captiver par le visage de Monica Vitti, et embarquer dans ce voyage labyrinthique au cœur des passions humaines. Vœu qui a forcement quelque chose d’utopique, quand on sait ce qu’un tel film représente dans l’inconscient cinéphile mondial. Pourtant ce serait là rendre hommage à une œuvre courageuse et singulière : croyez-le ou non, pour une fois cet adjectif passe-partout n’est pas galvaudé. "

(Lire l'intégralité de l'analyse sur DVDClassiK, ICI )








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Vendredi 4 avril 5 04 /04 /Avr 08:08


CE FILM SERA PROJETE CE MARDI, 08 AVRIL 08, A 18H30

DANS LE CADRE DE NOTRE CYCLE : CINEMA ABSTRAIT - PARADOXES ET PLASTICITES





" Précédé d'un parfum de scandale d'autant plus marquant qu'il concerne un premier film réalisé par un jeune homme de même pas 25 ans, The Great Ecstasy of Robert Carmichael a une très grande qualité : il ne peut que faire naître le débat. Impossible de rester de marbre en effet devant ce portrait de trois adolescents de la « middle class », prisonniers des paysages ternes d'une ville industrielle du nord de l'Angleterre et qui vont progressivement tomber dans la violence la plus extrême.
(...) Clay a la grande intelligence d'exprimer son questionnement bien plus par sa mise en scène que par un traité sociologique. Si l'utilisation de la musique classique (Beethoven, Purcell) nous renvoie immédiatement au grand Kubrick, le portrait qu'il dresse de l'existence des ces adolescents transcende ces références. De cette topologie d'une ville qui semble uniquement composée de pavillons délabrés et de paysages désertiques et post-industriels, bords de mers livides sous un ciel de plomb, il se dégage une irrépressible sensation d'enfermement, encore accentuée par la monotonie de ces vies où le même se répète jour après jour. "


(Lire l'intégralité de la critique sur Fluctuat, ICI )




" Plus radical encore que Ken Loach dans son approche, Thomas Clay frappe dur et fort pour son premier long métrage qu’il a réalisé à seulement vingt-quatre ans. Newhaven, une petite ville anglaise en bord de mer, sinistrée socialement, et sa population à la dérive ont inspiré au jeune cinéaste la symphonie destructrice de « The Great Ecstasy of Robert Carmichael ». Ce film magnifiquement construit en spirale mène inexorablement à une scène finale paroxystique qui, envers et contre tout, reste gravée au fer rouge dans la rétine. L’action se déroule sur quatre jours, rythmée et datée par les actualités qui passent sur des postes de télévision : la guerre en Irak se déclenche et Tony Blair tente de justifier ses décisions. Les ados regardent presque sans les voir ces images, déjà déconnectés et désabusés. "

(Lire la suite de la critique sur le site d'Arte,
ICI )




" Thomas Clay livre un premier film poétique, brutal et d’une surprenante maturité. Il est aidé derrière la caméra par Yorgos Arvanitis, qui a longtemps collaboré avec Théo Angelopoulos. Les différentes utilisations des techniques cinématographiques ne semblent plus avoir de secret pour lui, tout comme l’utilisation du temps, que ce soit lors d’un magnifique travelling qui fait découvrir au spectateur la cour du lycée et finalement Robert tout seul dans son coin qui observe ses camarades, le plan des trois garçons assis sur un rocher sur la plage en train de fumer de l’herbe avec, pour seule conversation, celle des mouettes qui fait écho au bruit des vagues, ou encore cet hallucinant plan-séquence de huit minutes à la beauté hypnotique, au cours duquel l’action et la musique vont aller crescendo pour laisser le spectateur abasourdi sur son siège. Ce ne sera rien en comparaison avec "la grande extase" de la scène finale, qui dérape brusquement dans un tourbillon de violence et dont le réalisateur fait perdurer le sentiment de malaise avec un générique de fin composé de sons sourds et secs qui résonnent désagréablement aux oreilles du spectateur, qui aimerait justement pouvoir quitter cette scène. Le message de fin étant: "Qu’est-ce qui est pour nous inévitable? Le bonheur. "

(Lire l'intégralité de l'article sur Film Culte,
ICI )




" Dès les premières images, on sait que tout cela ne se terminera pas bien. Est-ce l'alliance de l'écran large, de la composition des cadres, de la durée des plans, de la lumière, du caractère apparemment insignifiant de ce qui se déroule à l'écran ? Est-ce ce mariage d'un formalisme froid et d'un réalisme social allant du tiède au brûlant ? Un peu de tout cela sans doute et aussi autre chose, le sentiment que le film cristallise une peur très contemporaine quoique diffuse et impalpable. Présenté à la Semaine de la critique lors du Festival de Cannes 2005, The Great Ecstasy of Robert Carmichael de l'Anglais Thomas Clay y a été remarqué, à la fois pour la maîtrise dont il témoignait pour un premier long métrage et aussi pour sa violence. Mais ni la maîtrise, ni la brutalité de sa fin ne suffiraient à en définir les qualités particulières...
Difficile de ne pas raccorder le film avec quelques faits divers récents, survenus dans le monde réel, dévoilant dans les sociétés occidentales apparemment pacifiées mais véritablement en crise, le surgissement d'une barbarie inattendue, atroce et impensable. De cela, le film de Thomas Clay peut être vu aussi comme une représentation crédible. "

(Lire l'intégralité de la critique sur Le Monde, ICI )

 




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Dimanche 30 mars 7 30 /03 /Mars 15:44

BERLIN : SYMPHONIE D'UNE GRANDE VILLE de Walter RUTTMAN
(1927 - 1h)



Documentaire avant la lettre et "première œuvre d'art totale" du cinéma, un hymne constamment inventif et d'une extraordinaire beauté plastique à la capitale allemande et à sa vitalité, de l'aube à la nuit. (arte)












OPUS I, II, III & IV de Walter RUTTMAN
(1919, 1921, 1924 & 1925 - 7min)

À la suite de son Opus I de 1919-1921, Ruttmann poursuivit ses expérimentations sur le film abstrait avec ses Opus II, Opus III et Opus IV qui furent très largement présentés et commentés dans les années 20. Les trois films furent présentés à la London Film Society le 25 octobre 1925 avec des notes de programme les décrivant comme des « études de motifs, avec un accompagnement de percussions ». Le jour suivant le London Times les décrivit comme « des films absolus - une série de motifs en mouvement qui produisent un effet des plus vivants chez le spectateur ». (Archipel)







RYTHMUS 21 de Hans RICHTER
(1921 - 3min20s)





" Je suis encore persuadé que le rythme, c'est-à-dire l'articulation d'unités de temps, constitue la sensation par excellence que peut procurer toute expression du mouvement dans l'art du cinéma. " Hans Richter
(Centre Pompidou)







RYTHMUS 23 de Hans RICHTER
(1923 - 3min20s)

Orchestration de formes géométriques de base (plus complexe que le dans le film Rythmus 21), selon des motifs rythmiques. La construction d'obturateurs au moyen de ficelles et de caches glissants permet à Richter de filmer les réflexions lumineuses sur l'écran, au lieu d'animer des papiers découpés. (Centre Pompidou)


FILMSTUDIE de Hans RICHTER
(1926 - 4min)

Filmstudie est un mélange d’images abstraites et concrètes qui, avec le style de montage, donnent au film un caractère surréaliste typique de la poétique de Richter. (Archipel)
















TWO PENCE MAGIC de Hans RICHTER
(1930 - 2min20s) 














SYMPHONIE DIAGONALE de Viking EGGELING
(1924 - 7min30)

La première partie de Symphonie Diagonale constitue une exposition clairement définie où à chaque mouvement correspond un écho inversé et où les formes semblent devenir de plus en plus complexes. Une organisation rythmique est obtenue en fonction de variations dans la vitesse ; à laquelle s’ajoute les figures qui se déplacent le long de leurs axes ou bien apparaissent ou disparaissent dans la profondeur de l'écran  (comme si les lignes en "X" représentaient la surface de deux plans en profondeur). Dans les temps forts du film, nous assistons au foisonnement de formes d'un enchevêtrement de courbes et de droites tellement complexe que, par moments, la diagonale semble se perdre, puis se retrouver ou même se trouver déplacée pendant l'élaboration d'un seul arbre de figures. Ainsi le film représente quelque chose qui pourrait s'apparenter à la perte du ton en musique.
Le retour aux alternances simples vers la fin du film est associé à des structures plus complexes, laissant au spectateur l'impression d'un thème et de variations très enchevêtrés.
P. A. Sitney, in Une histoire du cinéma, Musée d'Art Moderne, 1974. (La mariée désirante)




BALLET MECANIQUE de Fernand LEGER
(1924 - 16min)


"J'ai pensé que c'était l'objet négligé, mal mis en valeur qui était succeptible de remplacer le sujet. Partant de là, ces mêmes objets qui me servaient en peinture, je les ai transposés à l'écran, leur donnant une mobilité et un rythme très calculés pour que tout cela fasse un tout harmonieux". (Fernand Léger)

(Festival de La Rochelle)











ANEMIC CINEMA de Marcel DUCHAMP
(1926 - 5min)



Classique du film expérimental, Anemic Cinema est une apothéose de la rotation : 7 minutes de plans fixes montrent successivement 19 disques rotatifs. Empruntées à Rrose Sélavy, 9 boutades comme "Inceste ou passion de famille à coups trop tirés", "Esquivons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis", "Avez-vous mis la moelle de l'épée dans le poêle de l'aimée?" alternent avec 10 disques à spirales mesmérisantes.

(zumbazone)







STUDY IN COLOR AND BLACK AND WHITE de Stan BRAKHAGE
(1993 - 1min40s)

The title is almost the whole of any possible description of this hand-painted and photographically step-printed film, which exhibits variably shaped small areas of color (in a dark field) that explode into full frames of textured color interwoven with white scratch patterns that create a considerable sense of interior depth and three-dimensional movement.


WATER FOR MAYA de Stan BRAKHAGE
(2000 - 2min30s)




ZEN FOR FILM (FLUXFILM01) de Nam June PAIK
(1962/1964 - 8min)






Durée totale de la projection : 2 heures
Débat suite à la projection
Entrée : 1d500


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Jeudi 27 mars 4 27 /03 /Mars 11:36


CINEFILS ELHAMRA & CINEMAFRICART VOUS INVITENT
LE JEUDI 27 MARS 18H30 A L'ESPACE EL HAMRA
A LA PROJECTION DEBAT AVEC FAOUZI BENSAIDI



La falaise
(Maroc - 1997 - 18min)
23 prix dans des festivals internationaux


Mille mois
(Maroc - 2003 - 2h05min)
Sélection officielle Cannes 2003 - Un certain regard
Prix Le Nouveau Regard - Prix de la Jeunesse


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« Pour moi, choisir un lieu de tournage est aussi important que choisir un comédien. Il y a une émotion qui doit se dégager de l'espace, dans son rapport potentiel à mes personnages, dans la manière dont ils évoluent en lui et avec lui. Mon village est constitué d'espaces éparses mais qui, une fois réunis, constituent le vrai village du film, de mon histoire, ce qu'aucun village réel n'aurait pu produire. Ça me paraît même une évidence car, au cinéma, on est constamment amené à cadrer un monde qui se présente à nos yeux, conforme à la réalité, pour créer un monde conforme à sa propre vérité.

Quand on arrive sur le lieu de tournage, la vue est à 360 degrés et il faut choisir l'objectif qui va couper à l'intérieur de cette vue réelle. J'ai donc tourné à plusieurs endroits : Marrakech, Casablanca, Meknès et essentiellement à Moulay Brahim, un village du Moyen Atlas niché à 1800 mètres d'altitude entre Marrakech et Taroudan. Beaucoup de choses passent par les femmes. Elles ont trop souvent occupé la fonction de victime et l'Occident a acheté cette image, il en redemande même. Ce n'est pas toujours vrai. Les pères peuvent être sensibles aussi, fragiles, absents, tolérants et les femmes tout le contraire. Nos sociétés sont complexes et multiples comme le sont les hommes. En tout cas cette victimisation des femmes m'énerve. Les femmes dans mon film sont fortes, libres, malignes, joueuses, dures? »

Faouzi Bensaidi sur le site de Trigon Film.


" Mille mois est un conte froid et mélancolique, traversé d’une insondable solitude, dans lequel la moindre bouffée onirique - regarder les lumières du village s’allumer du haut d’un plateau - fait office d’appel d’air et d’ouverture à la féerie. "

(Lire l'intégralité de la critique sur Chronicart, ici.)


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Demain au CinémAfricArt à 15h30


Le mur de Faouzi BENSAIDI
Loin de André TECHINE

Projection débat en présence de Faouzi BENSAIDI
Coscénariste et acteur du long métrage

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Samedi 22 mars 6 22 /03 /Mars 08:34


CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 25, A 18H30, EN CLOTURE DE NOTRE CYCLE :
WESTERN - MULTIPLICITES D'UN GENRE



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" Dead Man est beaucoup plus qu’un curieux western post-moderne teinté d’un sens de l’humour particulier. C’est une réflexion fascinante sur la mort, une profonde remise en question du mythe américain, ainsi qu’un vibrant poème sur la beauté de la nature. Le film a aussi le mérite d’explorer la culture amérindienne avec un profond respect de celle-ci, sans la moindre trace d’une morale facile comme celles de The Searchers ou de Dances With Wolves.

Mais c’est surtout un voyage fascinant que l’on partage avec William Blake et duquel on sort changé, en regardant la vie d’un œil different. Un voyage qui mérite d’être fait maintes fois afin d’en capturer toutes les subtilités. Dead Man est le chef d’œuvre de Jim Jarmusch, une réinvention du western, un véritable western existentialiste pour être plus précis, qui s’avère être l’aboutissement de son style personnel, ainsi que l’exploration la plus profonde de ses thèmes habituels. Sans aucun doute, l’un des meilleurs films des années 1990, sinon de tous les temps. "


(Lire l'intégralité de l'article sur Panorama Cinéma , ici.)



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" Daté et localisé (1850, Etats-Unis), Dead man est l'histoire d'une progression - ou bien d'une régression - dans un espace et un temps qui ne tiennent ni de la carte ni du calendrier. Le film d'une échappée imposée par un refus et un dégoût de la civilisation blanche et par une nostalgie de l'Amérique précolonisée. De la vision hyperréaliste du début (la ville de Machine comme un véritable cloaque, les faces de dégénérés des pionniers...), le film s'enrichit progressivement d'autres tonalités - absurde, burlesque, contemplative- pour finir complètement hébété. Multipliant les registres sans quitter l'épure du rythme, Jarmusch fait insensiblement basculer son film du réalisme vers le mythologique.
Le long prégénérique qui impose avec insistance au spectateur le rythme de la locomotive n'est pas un maniérisme mais le passage obligé pour pénétrer dans le film, s'habituer à son pouls de plus en plus lent, ample et organique. C'est par ce tempo et par l'étrange consistance qu'il confère aux images de la nature que Dead man peut évoquer par moments La forêt interdite de Nicholas Ray ou La Nuit du chasseur.
Western par nécessité plus que par choix, Dead man, film merveilleux, n'a rien du revival ou du pastiche. Le génie y est simplement le lieu propice à ce voyage à rebours qui n'est ni pessimiste ni mortifère - on rit beaucoup en le voyant - mais l'aspiration à un ailleurs où les inadaptés pourraient trouver asile. Ainsi, Dead man éclaire a posteriori l'œuvre antérieure de Jarmusch et fournit une explication de la tristesse de ses personnages : ils voulaient être indiens. "


(Lire l'intégralité de l'article sur les Inrocks , ici.)



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Faiseur d’intrigues lilliputiennes, négligent les plus élémentaires règles de syntaxe, Jim Jarmusch ne se résout à empoigner la caméra qu’une fois toutes les pièces du puzzle réunies. Ses longs métrages, imprégnés de prose désenchantée, ne se soucient guère de la cohérence d’une histoire ou de la rigueur des jointures. Dead Man mûrit lentement, à partir de notes de voyage, de visions sépulcrales, et conserve ce caractère flottant, indécis. ... Jarmusch fait primer l’atome sur le noyau dur. Aux déferlements de la raison, il préfère les intermittences et les dérives. Les césures narratives sont autant d’enjambements et de respirations limpides, à la manière d’un quatrain ou d’une élégie. Récréations simultanées, flash-backs contradictoires, ressassements des mêmes situations: Jarmusch distord le temps en imposant un montage musical et incisif. Neil Young compose instinctivement la bande originale de Dead Man. "

(Lire l'intégralité du portrait de Jim Jarmush sur Film Culte ,
ici.)



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Jeudi 13 mars 4 13 /03 /Mars 18:12



CE FILM SERA PROJETE CE MARDI 18 MARS A 18H30


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"Plutôt qu'un western, déclarait Arthur Penn, Little Big Man serait un film sur la guerre de colonisation, un film qui se situerait non sur une frontière géographique mais sur des limites mouvantes d'une nation avant tout commerçante. Jack Crabb est moins un personnage de western qu'un visiteur de l'Ouest, un individu qui est entre deux cultures et qui, quoi qu'il arrive, essaie de vivre à l'endroit où il se trouve. Jack Crabb est quelqu'un qui passe toujours à côté des choses, qui reste à l'écart des événements définitifs. Il faut remarquer que toute son histoire part de l'affirmation suivante : je suis le seul survivant blanc de la bataille de Little Big Horn, alors que nous savons, nous, qu'il n'y en eut aucun."

Depuis quelques temps déjà, Arthur Penn rassemblait de la documentation sur la mémoire du peuple indien. Plus de dix ans après son premier film, Le gaucher (1958), il souhaitait renouer avec le western, mais en envisageant d'en contourner la tradition d'une façon ou d'une autre. Il découvre alors le roman de Thomas Berger, Mémoires d'un Visage pâle. L'approche de ce livre correspond assez bien à ses premiers travaux : réfléchir sur l'exploitation des Indiens par les Blancs, sur le caractère "guerre coloniale" de la conquête de l'Ouest. Il déclarera plus tard : "Je me moque de ce qu'on appelle la véritable histoire de l'Ouest, rendue avec les yeux des Blancs."
Commence alors un gigantesque travail d'adaptation et des recherches dans les réserves indiennes pour découvrir des vétérans ayant souvenir de la bataille de Little Big Horn, tragique et dernière bataille du major-général Custer qui coûta la vie à son régiment tout entier, en juin 1876 (16 officiers, 252 soldats, 9 civils tués). Les films consacrés à ce personnage et ses exploits véhiculèrent longtemps une vérité officielle basée sur de faux rapports militaires. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale qu'apparurent des tentatives de remise en cause à partir d'ouvrages historiques sérieux, dégagés de la "pression patriotique".
Le scénario de Little Big Man, tourné en 1970, était prêt six ans plus tôt, mais le coût du film a été jugé trop élevé par les Studios, ce qui en a retardé la réalisation. Le fait que l'histoire fasse la part belle aux Indiens aurait également eu un effet dissuasif. Arthur Penn a donc tourné Bonnie and Clyde puis Alice's Restaurant avant de pouvoir mettre en scène cette adaptation du roman de Thomas Berger.
Le scénario est signé Calder Willingham. Celui-ci a collaboré avec Stanley Kubrick sur le script des Sentiers de la gloire, ainsi que sur Spartacus, même s'il n'est pas crédité pour ce film. "

Lire la suite de l'article sur dvdclassik.com, ICI)



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Lundi 10 mars 1 10 /03 /Mars 11:55
 

CE FILM SERA PROJETE DEMAIN MARDI 11 A 18H30



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" 1969. Les années 1960 prennent fin, et avec elle sonne le glas de l’American Way of Life, et son de son hégémonie sur le monde. Rétrospectivement, la guerre du Vietnam apparaît comme le début réel de la déliquescence de la toute-puissance de l’après seconde guerre mondiale pour l’Oncle Sam. C’est également rétrospectivement que 1969 marque une date dans le monde du cinéma, et plus particulièrement de ce genre si américain qu’est le western. L’individu seul en butte au monde, le fantasme de la conquête vers l’ouest, le désir de pallier l’absence d’histoire réelle pour une nation avec une histoire fantasmée... Les belles années du genre sont derrière lui, nous dit-on. Et parmi les plus définitifs de ses fossoyeurs, Sam Peckinpah.

Peckinpah, le mauvais garçon du western, l’apôtre d’une violence choquante univoque et complaisante, réalise cette année-là un western définitif, La Horde sauvage. Une bande de hors-la-loi, menée par le vieillissant Pike Bishop (William Holden), sévit à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Alors que son « dernier coup » - il voulait se retirer - rate complètement, Bishop et sa bande de vieux briscards s’acoquinent avec la junte militaire mexicaine, pour finir par prendre le parti du peuple contre les galonnés, dans une ultime révolte suicidaire. "

(Lire l'intégralité de l'article sur critikat.com, ici.)



« J’ai fait La Horde sauvage parce que j’étais très en colère, disait Peckinpah, en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre une certaine manière de présenter les hors-la-loi, contre un romantisme de la violence. Dans La Horde sauvage ce n’est pas un jeu. J’ai voulu que le public participe à la violence. C’est lui qui tire à la mitrailleuse, et puis tout d’un coup, quand il commence à être excité, je l’oblige à voir la réalité, je le plonge dans le sang, dans la boue, je lui mets le nez dedans. »

(Lire l'intégralité de la fiche du film sur le site de la Cinémathèque de Toulouse, ici.)



" Trente ans après sa production (1968), le chef d’oeuvre de Sam Peckinpah est enfin visible en France et en salles dans sa version director’s cut. « La Horde sauvage », succès publique et critique n’a pu que souffrir de la reconnaissance entravée de son cinéaste maudit. Peckinpah, s’il est honoré par nombre de ses pairs néanmoins fils prestigieux (Scorsese, Woo, Tarantino, Kitano le revendiquent...), ne possède pas l’aura glorieux des légendes passées. Il est pourtant l’auteur génial de nombre de grands films : à « La Horde sauvage » il faut ajouter « Coups de feu dans la sierra », « Les Chiens de paille », « Pat Garrett et Billy le Kid » ou « Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia » ...

Peckinpah revisite par l’achèvement les fondements patriotiques d’une nation. L’Ouest n’est plus. Heureuse et amère car nostalgique, « La Horde sauvage » est l’oeuvre d’un fils de cinéma, fruit d’un mariage tardif entre classicisme et modernité. enfanté par l’aurore et le zénith, mais père du crépuscule. "

(Lire l'intégralité de l'analyse sur objectif cinéma, ici.)




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Vendredi 7 mars 5 07 /03 /Mars 13:34


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Le films sera projeté demain samedi 08 à 18h à El Hamra.
En collaboration avec l'A.F.T.U.R.D.

Visitez le MySpace du film (ici) riche en infos et surtout en vidéos de tous genres :
bandes annonces, extraits, making of, interwiews, scènes coupées...



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Samedi 1 mars 6 01 /03 /Mars 10:49


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La première projection de notre cycle du mois de mars 08 consacré au

WESTERN : Multiplicité d'un genre,

(lire présentation et programmation complète ici)
aura lieu ce mardi 04, à 18h30, avec :

LA PRISONNIERE DU DESERT de John FORD.

Un film américain de 1956, avec John WAYNE dans le rôle principal. Durée : 2h.

Ce film ainsi que tout le cycle est organisé en partenariat avec
l'Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique.



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" La prisonnière du désert s'inscrit dans la lignée expressionniste des films de Ford à la fois par le jeu des acteurs (regards d'Ethan, geste d'accueil de la belle-sœur) par un emploi tranché de la couleur notamment pendant les attaques de nuit (à l'opposée des teintes plus douces de She wore a yellow rubban) et surtout par l'emploi de contrastes violents.

Les premiers plans mettent en effet en place un contraste très marqué. Nous sommes, spectateurs, à l'intérieur de la maison, dans le noir. Une porte s'ouvre et un étranger arrive. Le contraste lumineux est tellement fort qu'on ne peut pas ne pas l'avoir remarqué. Ce contraste entre un milieu noir protecteur et un milieu lumineux dangereux sera rappelé à la fin du film avec l'ombre protectrice de la grotte vers laquelle Debbie court se réfugier. La grotte est alors une sorte de ventre maternel, un lieu de protection pour Debbie, terrorisée.

La protection est parfois insuffisante. Après que la famille ait été massacrée, Ethan pénètre dans la maison, on reste alors dans le noir avec lui. L'ombre n'est plus protectrice, elle est le lieu de l'horreur .

La prisonnière du désert décrit le trajet d'un héros de tragédie, aigri par la guerre de sécession perdue, confronté au mal et dont les valeurs sont trop archaïques pour s'intégrer dans la société en train de se construire où les valeurs changent et s'entremêlent. Venu cherché protection, il s'en ira solitaire.

L'arrivée de Ethan, cadré entre deux pics de Monument valley, le pose en héros de conquête. Mais la conquête est, si l'on peut dire, derrière lui. Ce qu'il cherche maintenant c'est à entrer dans ce qui reste pour lui de sacré, la famille. "

(Lire la suite de l'analyse sur le site du Ciné-Club de Caen, ici.)


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" Martin Scorsese le clame haut et fort « C'est le plus grand film de l'histoire du cinéma américain ». Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon ont fait mieux : Ils l'ont choisi pour illustrer la couverture de leurs « 50 ans de cinéma américain ». Je veux parler de ce plan admirable où l'on voit John Wayne, de dos, s'éloigner pour aller rejoindre ce qui sera peut-être son destin. Un plan typiquement fordien car tout y est : émotion - sensibilité - tragédie. Un plan d'une noirceur shakespearienne. The Searchers (titre original) est une œuvre inclassable dans la filmographie de John Ford. Pour une fois, le héros fordien incarné habituellement par John Wayne, n'est plus le digne représentant de la nation américaine. Il n'a plus ces convictions, ces valeurs familiales et religieuses que John Ford aimait tant exalter (voir dans Les Raisins de la colère ou bien dans Vers son destin). "

(Lire l'intégralité de la chronique sur fluctuat, ici.)



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Mardi 26 février 2 26 /02 /Fév 09:33


Ce film sera projeté aujourd'hui mardi 26, à 18h30.


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" Il existe un point commun entre : les Rolling stones travaillant en studio à l'enregistrement de Sympathy for the devil ; la lutte des Black panthers pour l'émancipation du peuple noir ; le personnage d'Eve Democracy engagé dans la lutte révolutionnaire armée ; et la critique des structures patriarcales du pouvoir en tant que, centrées sur la figure du chef, elles entraînent la pornographie des rapports sociaux. Ce point commun c'est One+one. Le film ne cherche pas cependant à organiser la communauté des différents éléments qu'il rassemble. A l'image du titre, One+one développe une addition sans résultat. Il juxtapose des éléments sans les condenser en une solution à quoi serait égale leur réunion. Chacun reste cantonné à sa propre série, à son lieu, à l'accomplissement de sa propre séquence narrative."

(Lire la suite de l'article sur fluctuat.net, ici.)
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Dimanche 24 février 7 24 /02 /Fév 11:56




Comme celle de Jallel dans « La faute à Voltaire » et celle de Krimo dans « L’esquive », la quête du Slimane de « La graine et le mulet » ne s’accomplira qu’en dehors de lui. Ces trois personnages silencieux au milieu de mondes bouillonnants ne s’adapteront finalement pas. Le tragique moderne est l’impossibilité d’accomplir le destin que l’on s’est choisit ; et les films d’Abdellatif Kéchiche, des récits individuels inachevés au sein d’un monde qui n’attend plus. Les représentations se feront toujours en autant de célébrations collectives dont seront systématiquement exclus ceux pour qui subsiste encore une forme naïve d’espérance en soi, donc en l’autre. La ronde populaire sur « Margot » de Brassens, la pièce de Marivaux et la danse du ventre sont les supplétifs collectifs à la défaite des personnages principaux.

Dans « La graine et le mulet », beaucoup de mots. De la musique aussi. Mais aucun de ces mots, aucune de ses musiques ne sont extra-diégétiques. Pas de voix-off et extrêmement peu de son hors-champ (mis à part les deux premières minutes). L’image est toujours à la source du son, qu’il soit parole, note ou bruit. Le plan contenant en son sein, sa propre voix. Comme si ce n’est pas le personnage qui parle mais l’image      elle-même.



Physionomie du verbe


« La source », le rafiot que Slimane se met en tête de transformer en restaurant, charrie sur ses parois sa propre histoire. Slimane la charrie dans ses rides et ses blessures. L’erreur de ce dernier est celle d’avoir cru « se recycler » comme il recyclerai le bateau, c’est-à-dire en silence, c’est-à-dire en passant une couche de peinture. Or, l’on sait qu’ « Un bateau çà dépend comment on l’arrime au port de justesse. » Slimane aurait dû garder le silence, mais pour lever les voiles vers la mer, comme « le vieil homme » d’Hemingway.

Slimane a choisit sa voix en Rym. Plus que sa porte parole, sa porte silence aussi, quand le mot qui faillit laisse la place au corps transit. Elle est sa continuation. Un serpent qui charme les musiciens s’affalant tour à tour à ses pieds, non une jeune femme charmée par la musique. Ce renversement de la figure féminine, déjà esquissé dans les précédents films et affirmé dans celui-ci, aura lieu au même moment que le changement de la forme du langage. De l’abstraction de la langue, à l’action des corps. Que l’image n’arrive plus à contenir de la même manière. Elle s’éloigne de Slimane au fil de sa course éperdue et alors qu’elle guettait les visages, elle doit à la fin se démultiplier en différents points du corps de Rym pour voir les moindres ondulations de sa danse tout aussi éperdue. « Muscle du verbe ». Langage du silence.

Si Kéchiche fait sienne l’affirmation du poète portugais : « Le réel, c’est le mot », il n’en continue pas moins la réflexion en posant une hypothèse de cinéma : le mot, c’est le visage.



Cartographie des visages


Il est vrai que « La graine et le mulet » commence par un gros plan sur le genoux d’une femme. Suivront quelques instants plus tard, deux gros plans sur les fesses d’un homme puis celles de la même femme dont on déjà vu le genoux. Ceci étant, parti pris a été celui des gros plans sur les visages qui constituent une partie écrasante du long métrage. Se dessine alors au fil de l’écoulement des plans une cartographie des visages, dont la bouche est l’épicentre. Le réalisateur français né à Tunis n’obéit pas à l’assertion de son homologue suisse né à Paris en « filmant les visages comme des paysages ». Il les filme comme des territoires, dont la bouche serait la frontière.

En effet, le choix de figures rudes, parfois ridées, en plus d’imprégner l’image d’une forte charge charnelle, propose une relecture du concept identitaire, en tant que qualité individuelle dont le corps peut être une des expressions les plus immédiates, les plus brutes, mais aussi bien sûr, les plus brutales. Le gros plan devient ainsi un moyen d’étude géographique de cette nouvelle donnée politique : qu’est-ce que les racines à l’ère de la production globalisée d’images ? Dans ce contexte, la bouche joue un rôle que l’on pourrai qualifier de double, presque vaginal, de contenu et de contenant. Par cela même, elle est en même temps ce qui unit et ce qui désunit.

Cette polyvalence de la bouche sera battue en brèche par une autre forme ronde, non creuse : le ventre qui, lui, n’est pas l’espace des contraires mais uniquement celui de la faim, ou du désir, sa forme sublimée. La bouche : fenêtre ouverte. Le ventre : fenêtre fermée.



Pornographie du récit


Un peu à la manière de « Faces » de Cassavetes, le récit de « La graine... » est subdivisé en un certain nombre de moments paroxystiques, agencés en gros blocs narratifs, presque hermétiques les uns aux autres. Ce qui advient en dehors de ces blocs ne nous est présenté que très évasivement à une ou deux reprises seulement. L’entre-image est marginalisé au profit d’imposants morceaux d’espace et de temps qui existent par eux-mêmes en tant que vecteurs de sens et qui explorent la réalité en tant qu’au-delà de l’ennui. Ces vagues océanes et sémantiques ne viennent de surcroît buter sur aucun récif narratologique mais s’épuisent naturellement dans l’écume de leur discours. Il est important ici de signaler qu’à l’intérieur des séquences, un travail de montage d’orfèvre est paradoxalement effectué. Sorte de polissage d’une pierre précieuse brute en un diamant lisse.

Le dédoublement de l’action dans la dernière séquence est ainsi d’autant plus marquant qu’il installe une progression depuis le mouvement de la bouche seule, au mouvement du corps entier. Orgiaque d’une part, pathétique de l’autre. Morbide dans les deux cas. Où l’aliénation au ventre décidera du comportement de tous et de la fin de Slimane.




Ces trois importants partis pris de mise en scène font du troisième long métrage de Kéchiche, une expérience viscérale de cinéma, où le corps et ses sens sont mis à l’épreuve, d’un côté et de l’autre de l’écran, en une progression et un télescopage savants de sensations et de sentiments, parfois contraires, parfois complémentaires.
Le travail de sculpture, tant sur la langue, que sur la mise en scène, interroge d’une manière particulière, la capacité du cinéma à encore puiser dans la réalité, la matière première de ses rêves, qui sont devenus des cauchemars.



ismael, jeudi 21 février




Le film est projeté actuellement à la salle CinémAfricArt.

Le mercredi 27, 19h, même salle, projection exceptionelle de "L'esquive", en présence d'Abdellatif KECHICHE.

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