LE PRE DE BEJINE & QUE VIVA MEXICO ! de Serguei EISENSTEIN (dernière projection débat de la saison)

Publié le par cinefils





 

Mardi 27 mai à 18h30

DANS LE CADRE DU DERNIER CYCLE DE LA SAISON

LA PAROLE AU MUET : NAISSANCE ET ENFANCE D’UN ART

LES DEUX FILMS MAUDITS D’EISENSTEIN

 

LE PRE DE BEJINE

Montage de photogrammes d’un film perdu – 30mn


" SERGHEI M. EISENSTEIN revient à Moscou, après un séjour au Mexique où il a tourné « Que Viva Mexico ». Nous sommes en 1935. Le plus célèbre des cinéastes soviétiques, celui qui a réalisé « le Cuirassé Potemkine », entreprend aussitôt un film sur l’URSS, en particulier le monde agricole, ceux qui travaillent la terre. L’histoire se déroule dans un kolkhoze et oppose un jeune paysan russe à son père, un koulak brutal, alcoolique et, de surcroît, opposé à la collectivisation des terres… Titre du long métrage : « le Pré de Béjine ». Il s’agit du premier film parlant d’Eisenstein.

Le tournage achevé, le cinéaste présente son film devant la commission de censure : refusé ! Pour le pouvoir stalinien et ses représentants, il est impensable de montrer des granges à blé ravagées par les flammes d’un incendie criminel, impensable que les paysans soient privés du fruit de leur travail.

Eisenstein va donc tourner une deuxième version. L’incendie des granges est cette fois remplacé par le pillage d’une église, avec profanation des icônes. Encore refusé ! Un tel déchaînement de violence est-il concevable dans un pays où la construction du socialisme inonde déjà toute la population de ses bienfaits ? Le film est donc interdit de diffusion et les copies devront être détruites.

A Moscou cependant, une monteuse de cinéma, dont on ne connaît plus le nom, prélève une image de chaque plan. Longtemps, ces six cent quarante clichés, enfermés dans une boîte, vont dormir sur une étagère de la cinémathèque de Moscou. Jusqu’en 1965 où quelqu’un a la curiosité d’ouvrir la boîte… "

(Article de l'Humanité - Lire l'intégralité ICI)


QUE VIVA MEXICO

Inachevé – 1h25 – Etats-Unis



" En 1930, Paramount Pictures invite Eisenstein à Hollywood avec un contrat de cent mille dollars. Il arrive à New York le 20 mai. Paramount veut lui faire faire une version filmée sur la Tragédie américaine de Theodore Dreiser mais des désaccords profonds apparaissent quant au discours et au thème du film, et l'amènent à partir en octobre. Josef von Sternberg finit le film. 

Charles Chaplin l'introduit auprès d'Upton Sinclair qui réussit à dégager des fonds pour la réalisation d'un film sur le Mexique. Eisenstein part au Mexique avec Edouard Tissé et Grigori Alexandrov où ils essaient de produire un documentaire en partie dramatisé intitulé Que Viva Mexico!. Avant qu'il ne soit terminé, Upton Sinclair stoppe la production, et Staline dans un même temps exige qu'Eisenstein retourne en Union soviétique. Ce dernier, avant de quitter le sol américain, monte rapidement quelques rushes pour les montrer à un petit auditoire. Upton Sinclair doit lui faire suivre les bobines à Moscou. Mais elles ne furent jamais envoyées. En 1933 à New York, un premier montage est réalisé par Sol Lesser, sans intervention d'Eisenstein, et exploité sous le titre Tonnerre sur le Mexique. Depuis plusieurs versions ont été créées, plus ou moins proches des intentions initiales d'Eisenstein. Que Viva Mexico! est considéré pour cela comme un film maudit, bien que ce fut de son propre aveu son préféré, en esprit. " 

(Extrait de la page EISENSTEIN de Wikipedia, lire l'intégralité ICI )

N.B. : La version que nous projetons est celle posthume réalisé en Union Soviétique d'aprés les notes d'Eisenstein par son collaborateur Alexandrov, c'est donc la plus proche de ce qu'il aurait éventuellement accomplit.




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