THE GREAT ECSTASY OF ROBERT CARMICHAEL de Thomas CLAY

Publié le par cinefils



CE FILM SERA PROJETE CE MARDI, 08 AVRIL 08, A 18H30

DANS LE CADRE DE NOTRE CYCLE : CINEMA ABSTRAIT - PARADOXES ET PLASTICITES





" Précédé d'un parfum de scandale d'autant plus marquant qu'il concerne un premier film réalisé par un jeune homme de même pas 25 ans, The Great Ecstasy of Robert Carmichael a une très grande qualité : il ne peut que faire naître le débat. Impossible de rester de marbre en effet devant ce portrait de trois adolescents de la « middle class », prisonniers des paysages ternes d'une ville industrielle du nord de l'Angleterre et qui vont progressivement tomber dans la violence la plus extrême.
(...) Clay a la grande intelligence d'exprimer son questionnement bien plus par sa mise en scène que par un traité sociologique. Si l'utilisation de la musique classique (Beethoven, Purcell) nous renvoie immédiatement au grand Kubrick, le portrait qu'il dresse de l'existence des ces adolescents transcende ces références. De cette topologie d'une ville qui semble uniquement composée de pavillons délabrés et de paysages désertiques et post-industriels, bords de mers livides sous un ciel de plomb, il se dégage une irrépressible sensation d'enfermement, encore accentuée par la monotonie de ces vies où le même se répète jour après jour. "


(Lire l'intégralité de la critique sur Fluctuat, ICI )




" Plus radical encore que Ken Loach dans son approche, Thomas Clay frappe dur et fort pour son premier long métrage qu’il a réalisé à seulement vingt-quatre ans. Newhaven, une petite ville anglaise en bord de mer, sinistrée socialement, et sa population à la dérive ont inspiré au jeune cinéaste la symphonie destructrice de « The Great Ecstasy of Robert Carmichael ». Ce film magnifiquement construit en spirale mène inexorablement à une scène finale paroxystique qui, envers et contre tout, reste gravée au fer rouge dans la rétine. L’action se déroule sur quatre jours, rythmée et datée par les actualités qui passent sur des postes de télévision : la guerre en Irak se déclenche et Tony Blair tente de justifier ses décisions. Les ados regardent presque sans les voir ces images, déjà déconnectés et désabusés. "

(Lire la suite de la critique sur le site d'Arte,
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" Thomas Clay livre un premier film poétique, brutal et d’une surprenante maturité. Il est aidé derrière la caméra par Yorgos Arvanitis, qui a longtemps collaboré avec Théo Angelopoulos. Les différentes utilisations des techniques cinématographiques ne semblent plus avoir de secret pour lui, tout comme l’utilisation du temps, que ce soit lors d’un magnifique travelling qui fait découvrir au spectateur la cour du lycée et finalement Robert tout seul dans son coin qui observe ses camarades, le plan des trois garçons assis sur un rocher sur la plage en train de fumer de l’herbe avec, pour seule conversation, celle des mouettes qui fait écho au bruit des vagues, ou encore cet hallucinant plan-séquence de huit minutes à la beauté hypnotique, au cours duquel l’action et la musique vont aller crescendo pour laisser le spectateur abasourdi sur son siège. Ce ne sera rien en comparaison avec "la grande extase" de la scène finale, qui dérape brusquement dans un tourbillon de violence et dont le réalisateur fait perdurer le sentiment de malaise avec un générique de fin composé de sons sourds et secs qui résonnent désagréablement aux oreilles du spectateur, qui aimerait justement pouvoir quitter cette scène. Le message de fin étant: "Qu’est-ce qui est pour nous inévitable? Le bonheur. "

(Lire l'intégralité de l'article sur Film Culte,
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" Dès les premières images, on sait que tout cela ne se terminera pas bien. Est-ce l'alliance de l'écran large, de la composition des cadres, de la durée des plans, de la lumière, du caractère apparemment insignifiant de ce qui se déroule à l'écran ? Est-ce ce mariage d'un formalisme froid et d'un réalisme social allant du tiède au brûlant ? Un peu de tout cela sans doute et aussi autre chose, le sentiment que le film cristallise une peur très contemporaine quoique diffuse et impalpable. Présenté à la Semaine de la critique lors du Festival de Cannes 2005, The Great Ecstasy of Robert Carmichael de l'Anglais Thomas Clay y a été remarqué, à la fois pour la maîtrise dont il témoignait pour un premier long métrage et aussi pour sa violence. Mais ni la maîtrise, ni la brutalité de sa fin ne suffiraient à en définir les qualités particulières...
Difficile de ne pas raccorder le film avec quelques faits divers récents, survenus dans le monde réel, dévoilant dans les sociétés occidentales apparemment pacifiées mais véritablement en crise, le surgissement d'une barbarie inattendue, atroce et impensable. De cela, le film de Thomas Clay peut être vu aussi comme une représentation crédible. "

(Lire l'intégralité de la critique sur Le Monde, ICI )

 




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