CINEMA ABSTRAIT : Films expérimentaux et vidéos d'art - Mardi 1er avril à 18h30

Publié le par cinefils


BERLIN : SYMPHONIE D'UNE GRANDE VILLE de Walter RUTTMAN
(1927 - 1h)



Documentaire avant la lettre et "première œuvre d'art totale" du cinéma, un hymne constamment inventif et d'une extraordinaire beauté plastique à la capitale allemande et à sa vitalité, de l'aube à la nuit. (arte)












OPUS I, II, III & IV de Walter RUTTMAN
(1919, 1921, 1924 & 1925 - 7min)

À la suite de son Opus I de 1919-1921, Ruttmann poursuivit ses expérimentations sur le film abstrait avec ses Opus II, Opus III et Opus IV qui furent très largement présentés et commentés dans les années 20. Les trois films furent présentés à la London Film Society le 25 octobre 1925 avec des notes de programme les décrivant comme des « études de motifs, avec un accompagnement de percussions ». Le jour suivant le London Times les décrivit comme « des films absolus - une série de motifs en mouvement qui produisent un effet des plus vivants chez le spectateur ». (Archipel)







RYTHMUS 21 de Hans RICHTER
(1921 - 3min20s)





" Je suis encore persuadé que le rythme, c'est-à-dire l'articulation d'unités de temps, constitue la sensation par excellence que peut procurer toute expression du mouvement dans l'art du cinéma. " Hans Richter
(Centre Pompidou)







RYTHMUS 23 de Hans RICHTER
(1923 - 3min20s)

Orchestration de formes géométriques de base (plus complexe que le dans le film Rythmus 21), selon des motifs rythmiques. La construction d'obturateurs au moyen de ficelles et de caches glissants permet à Richter de filmer les réflexions lumineuses sur l'écran, au lieu d'animer des papiers découpés. (Centre Pompidou)


FILMSTUDIE de Hans RICHTER
(1926 - 4min)

Filmstudie est un mélange d’images abstraites et concrètes qui, avec le style de montage, donnent au film un caractère surréaliste typique de la poétique de Richter. (Archipel)
















TWO PENCE MAGIC de Hans RICHTER
(1930 - 2min20s) 














SYMPHONIE DIAGONALE de Viking EGGELING
(1924 - 7min30)

La première partie de Symphonie Diagonale constitue une exposition clairement définie où à chaque mouvement correspond un écho inversé et où les formes semblent devenir de plus en plus complexes. Une organisation rythmique est obtenue en fonction de variations dans la vitesse ; à laquelle s’ajoute les figures qui se déplacent le long de leurs axes ou bien apparaissent ou disparaissent dans la profondeur de l'écran  (comme si les lignes en "X" représentaient la surface de deux plans en profondeur). Dans les temps forts du film, nous assistons au foisonnement de formes d'un enchevêtrement de courbes et de droites tellement complexe que, par moments, la diagonale semble se perdre, puis se retrouver ou même se trouver déplacée pendant l'élaboration d'un seul arbre de figures. Ainsi le film représente quelque chose qui pourrait s'apparenter à la perte du ton en musique.
Le retour aux alternances simples vers la fin du film est associé à des structures plus complexes, laissant au spectateur l'impression d'un thème et de variations très enchevêtrés.
P. A. Sitney, in Une histoire du cinéma, Musée d'Art Moderne, 1974. (La mariée désirante)




BALLET MECANIQUE de Fernand LEGER
(1924 - 16min)


"J'ai pensé que c'était l'objet négligé, mal mis en valeur qui était succeptible de remplacer le sujet. Partant de là, ces mêmes objets qui me servaient en peinture, je les ai transposés à l'écran, leur donnant une mobilité et un rythme très calculés pour que tout cela fasse un tout harmonieux". (Fernand Léger)

(Festival de La Rochelle)











ANEMIC CINEMA de Marcel DUCHAMP
(1926 - 5min)



Classique du film expérimental, Anemic Cinema est une apothéose de la rotation : 7 minutes de plans fixes montrent successivement 19 disques rotatifs. Empruntées à Rrose Sélavy, 9 boutades comme "Inceste ou passion de famille à coups trop tirés", "Esquivons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis", "Avez-vous mis la moelle de l'épée dans le poêle de l'aimée?" alternent avec 10 disques à spirales mesmérisantes.

(zumbazone)







STUDY IN COLOR AND BLACK AND WHITE de Stan BRAKHAGE
(1993 - 1min40s)

The title is almost the whole of any possible description of this hand-painted and photographically step-printed film, which exhibits variably shaped small areas of color (in a dark field) that explode into full frames of textured color interwoven with white scratch patterns that create a considerable sense of interior depth and three-dimensional movement.


WATER FOR MAYA de Stan BRAKHAGE
(2000 - 2min30s)




ZEN FOR FILM (FLUXFILM01) de Nam June PAIK
(1962/1964 - 8min)






Durée totale de la projection : 2 heures
Débat suite à la projection
Entrée : 1d500


Publié dans Films

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Jessica Vallée 10/07/2009 12:10

Aurais-tu une autre source pour parler de ses video?