La soirée de lancement de CINEFILS

Publié le par cinefils




Ca y est. Ca prend forme. Nous sommes à une semaine du lancement.

Ce que nous avons imaginé depuis des mois et des mois, ce que nous avons forgé, ce sur quoi nous travaillons à plein temps depuis des semaines vous sera offert à partir de mardi prochain.

Nous l’avons construit pour vous et il naîtra sous vos yeux.

 

Pour cette soirée de lancement de CINEFILS, nous voulions à tout prix concevoir un petit évènement qui soit en adéquation avec notre vision globale du cinéma, et surtout, notre vision de ce que doit être un club de cinéma plus précisément.

Nous tenions non seulement à vous proposer un film de qualité, mais d’autre part, organiser un acte collectif qui ait un sens dans notre contexte actuel.

 

Après bien des idées abandonnées pour telle ou telle raison, nous en sommes arrivés à nous dire : pourquoi ne pas profiter de l’occasion qui se présente à nous pour essayer modestement d’attirer l’attention sur autre chose que notre propre naissance ? pourquoi ne pas faire en sorte que cette célébration ne soit aussi un acte de ce que nous croyons être le « militantisme culturel » ?

 

Ces interrogations nous ont finalement poussé à vouloir vous inviter à vous immerger dans la lumière de « Hia W’Howa (Elle et lui) هِيَّ وْ هُوَّ » de Elyés BACCAR. Et ainsi, mettre la lumière sur un des maux qui rongent l’industrie cinématographique tunisienne, à savoir : la non exploitation commerciale de films produits et achevés.

 

Ce phénomène a commencé à voir le jour il y a une dizaine d’années en s’amplifiant d’année en année : des films aboutissent dans leur fabrication mais buttent devant un marché d’exploitation agonisant, n’arrivent pas à être distribués et ne sont pas présentés au grand public de leur pays.

Cette absurdité touche généralement des premiers films de jeunes cinéastes, ce qui est encore plus dramatique puisqu’elle assèche à la racine l’émergence de nouvelles expériences de cinéma, de nouveaux regards, de nouveaux styles. Mais pas seulement, des cinéastes confirmés, connus et reconnus y sont aussi passés.

Pour mémoire nous citons ces quelques exemples qui sont malheureusement loin d’être les seuls : « No Man’s Love » de Nidhal CHATTA, « El Koutbia » de Naoufel SAHAB ETTABAA, « La Boite Magique » de Ridha ELBEHI, « Jounoun » de Fadhel JAIBI…

 

Cette idée n’aurait pas aboutit sans justement la disponibilité de Elyes BACCAR, que nous tenons chaleureusement à remercier ici, qui sera en outre présent parmi nous pour présenter son film, le premier long métrage qu’il a écrit et réalisé.

 

Nous espérons par ce choix vous présenter une œuvre forte, originale et prometteuse de notre cinématographie qui ne vous a pas été proposée dans les salles de cinéma. D’autre part, nous espérons qu’avec votre concours et votre présence intéressée pour voir ce film, démontrer tous ensemble, modestement et à notre humble échelle, que le public tunisien existe et qu’il a soif de films, de cinéma et de culture.

 

Cher(e)s ami(e)s, à mardi…

 



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