Nous sommes toujours au travail

Publié le par cinefils

 


Simplement, étant hors de Tunis pour travailler tout le long de cette semaine et n'ayant pas Internet, je ne peux vous transmettre régulièrement les dernières nouvelles.



Je peux seulement vous assurer que nous continuons à travailler et que les choses continuent d'évoluer. Je vous tiendrai au courant au plus vite.



Je voulais simplement par ce post remercier toutes les personnes qui se sont inscrites à notre NEWSLETTER et/ou qui nous ont manifesté leurs encouragements. Bien que pour le moment leur nombre est en deçà de nos espérances les plus optimistes, leur motivation et la chaleur de leur commentaires nous pousserons malgré tout à faire de noter mieux pour ne pas les décevoir.





ismaël, pour CINEFILS




 

 

Publié dans Journal de bord

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kacem 16/08/2007 03:55

EL-GOUMIDHA DE
LE POUVOIR
Un fil de kacem

CINEFILS -JCC
Vive le cinéma Libre

Ce film est dédié Au peuple Tunisien
A Tous les Blogeurs


Pourquoi le pantalon? L’histoire de ce pantalon est vraie même si c’est un rêve d’une jeune fille tunisienne de 13 ans. Cette fille avait des rêves formidables et chaque fois qu’elle rêvait, elle racontait l’histoire à son père et sa mère, toujours avant midi.

La fille de monsieur Kacem comme vous le savez est trop jeune pour comprendre et interpréter ses rêves. Alor,s c’est son père, le jardinie,r qui réfléchit à sa place et cherche des réponses pour les rêves de Halima. Cette fois-ci, il n’a pas pu. Monsieur Kacem n’a rien trouvé dans sa mémoire pour expliquer le dernier rêve de sa fille. Halima, comme n’importe quelle jeune fille du village est une gamine très simple, elle va à l’école, elle aide sa mère, elle a déjà commencé à préparer les repas pour toute la famille. La nuit du 7 novembre passée, Halima eut un rêve.
De bon matin, elle s’approcha de son père s’assit à côté de sa femme et lui : Papa j’aimerais que tu m’expliques mon rêve. Sa mère prit la parole : Tu as toujours des rêves, espérons que cette fois-ci ton rêve ne cause pas de malheur à la famille, la dernière fois ton père a perdu 3 agneaux, alors fais attention et ne de dit pas tout, sauf le nécessaire. Halima répondit : Père ! hier j’ai vu monsieur le président. Les yeux de son père sortirent de sa tête, il dit : Écoute comment ça tu as vu le président la nuit ? Halima : Oui papa j’ai vu le président, il portait 3 pantalons et cherchait son quatrième de couleur noir. La mère de Halima prit sa tête entre ses mains et dit : cette fois-ci tout le troupeau sera perdu, tu n’as rien pu imaginé d’autre que monsieur le président, mais voilà à côté de toi des hommes normaux comme le chef de la cellule, ou le directeur de l’école. Écoutes bien cher Halima, cette fois-ci ne parle jamais de ton rêve! ni à l’école, ni dans le village. Le père de Halima resta la bouche béé et dit : Hallouma (c’est ainsi qu’il parle affectivement à sa fille) tu n’as rien vu cette nuit, et je n’ai rien entendu, ni des pantalons, ni des jebbas, Hallouma attention! Il ne faut pas que tu parles de ceci, c’est grave et c’est impoli de rêver de monsieur le président dans sa chambre à coucher.
Halima : non papa c’est pas dans sa chambre à coucher, c’est dans … sans attendre une seconde, sa mère étouffée et surprise d’une telle arrogante franchise l’interrompit aussitôt : Stop ! pas un mot de plus tu n’as rien vu, t’a compris!? Retourne dans ta chambre! Halima quitta ses parents en déversant des larmes chaudes, elle ne fut jamais traitée de cette façon . Elle avait encore les mots sur les lèvres, elle ne put les prononcer même en pleurant.

Halima fut trop touchée, elle tomba malade pour la simple raison qu’elle a rêvée de monsieur le président. Un crime dont elle n’est même pas coupable. Qu’est-ce qu’elle en sait de l’hypocrisie des adultes. Alors si vos enfants rêvent d’être des présidents que se passera-t-il ? Avons-nous le droit de rêver ? Sans quoi rien ne s’envisagera et rien ne s’établira.

Le village dormait encore, rien ne bougeait, le jour s’annonçait trop chaud. Les arbres qui couvraient la montagne étaient nus, maigres, fragiles et secs, comme s’ils avaient été brûlés. Un silence terrible régnait et s’abattait sur la montagne, les maisons du petit village avaient l’air jaunâtres, pâles, comme si l’usure du temps et le passages de désastres se sont fait sentir, elles étaient mal entretenues comme si les propriétaires, jardinier de leurs métiers ne se sont jamais pris la peine d’embellir les portes de leurs jardins et de leurs habitations pauvres et quelques fois sans toits.
(musique triste)

Kacem est un homme de 70 ans, grand, brun et moustachu, il était entrain de faire sortir le troupeau de sa maison. Les moutons sont maigres, sales et affaiblis par la maladie. La femme de Kacem est petite, maigre et moche, Ses jambes arquées en forme de O la rendaient encore plus petite, elle bougeait avec rapidité étonnante pour aider son mari à rassembler les chèvres et les moutons. Kacem était agressif, il parlait fort et quelques fois tout seul.

Kacem : Merde, merde, mais qu’est ce que tu fais, à gauche
Sa femme : Mais, ils ne veulent pas sortir
Kacem : Pffff, toi, tu ne sais rien faire. S’adressa-t-il à sa femme avec exaspération
Sa femme : Ouuuuuuuufffff, Ouuuuuuuffffff
Kacem : J’ai tout détesté, toi et la maison, les chèvres, les rêves de ta fille, les enfants, le village et la montagne, la terre et le soleil, je suis brûlé, cette vie me rend malade, pas de pluie, mais quand est-ce qu’il va enfin pleuvoir ? quand aurai-je enfin le droit me reposer ? je suis fatigué de chercher de nouveaux pâturages, il n’y a plus de places, je n’attends plus rien de cette vie, rien que la délivrance .

Kacem s’éloignait peu à peu avec son troupeau, il hurlait encore et encore, il s’adressait au ciel, il priait pour que cesse sa misère. Sa femme de loin le suivait du regard. Ce fut la première fois qu’il montrait un signe de lassitude et de fatigue, lui, le dur du quartier.

Kacem : Mon Dieu faites qu’il pleuve un peu ! Pourquoi nous ?

Kacem avançait derrière son troupeau, et tout d’un coup il éclata de rire, un rire si fort que son écho fut renvoyé sept fois par les falaises. On aurait dit un fou.

Kacem : Ahhhhhhhhhhhhh, Ahhhhh Ahhhhhh, Ahhhhhhhh AhhhhhhHH

Le troupeau, composé de chèvres et moutons bougeaient lentement entre les herbes brûlées, rien à manger, le troupeau est malade, Une chèvre tombe, la deuxième aussi, elles sont mortes. Kacem se réveilla de sa détresse et se déplaça entre les animaux, il arracha son couteau, pour les égorger. Le sang ne coula point, la chèvre mourut de faim. Kacem s’assit à côté des cadavres, se tenant la tête entre ses mains, il n’a plus la force de crier, ni de rire, ni de pleurer. Le couteau resta entre ses dents, le regard figé et la respiration presque bloquée. Kacem vit le déferlement de sa triste vie en quelques secondes, il était lui aussi agonisant.

( Triste musique).

En plein hiver le soleil était tellement brûlant que Kacem décida de rentrer avec le reste du troupeau à la maison, il n’eut rien d’autre à faire que de garder le troupeau à l’ombre. Lui aussi fut accablé par la chaleur inhabituelle de cette journée. Il garda Le couteau entre ses dents pour s’empêcher de hurler, quand il n’y a pas de pluie, le paysage est moche et la tristesse aidée par la sécheresse des lieux fait surface et prend toute la place d’une campagne jadis envahit par la verdure. Kacem croit uniquement aux nuages. Il marcha doucement dans le silence, les yeux fixés au ciel bleu, les nuages lointains passaient rapidement comme si les intempéries évitaient cyniquement ses terres assoiffées.

Totalement affaibli, le troupeau entra dans l’enclot sans avoir rien mis dans le ventre, même pas l’eau. Kacem s’assit accroupie en plein soleil devant sa maison. Sa fille Halima sortit comme un ange devant lui pour lui donner un verre d’eau. Il la prit dans ses bras et la serra très fort tout en la protégeant du soleil. Halima pleurait la tristesse de son père et lui demanda de le pardonner pour son rêve d’hier. Kacem ne dit mot mais il lâcha un long soupir d’exaspération en lui disant : ne t’inquiète pas Hallouma! Rêves comme tu veux! Je crois qu’un jour tous ces champs là seront vert et fertiles comme dans tes rêves. Halima prit la main de son père et le fit entrer à la maison. Comme d’habitude Kacem s’allongea sur son lit, alors que Halima ouvrait son cartable pour préparer ses leçons. Kacem se retourna vers sa fille et lui demanda doucement : Hallouma, dis-moi la suite de ton rêve. Halima ferma ces livres et dit : Père, j’ai vu le président essayer son quatrième pantalon dans le salon du palais de Carthage, a cet instant-là sa petite fille entra, alors il abandonna l’essaie et le passa à sa fille en lui demandant de placer son pantalon dans sa chambre, et qu’ils le porterait la nuit tombée. Père je n’ai jamais vu un aussi beau pantalon, j’ai vu qu’il était en soie pur, il était tellement beau et doux à porter. Après cette scène j’ai perdu de vue le président entre les arbres du jardin du palais, je n’ai vu que son dos, il marchait sans parler, comme s’il était triste.

Kacem écouta sa fille attentivement, les yeux ouverts, le dos courbé juste en face de hallouma. Il lui demanda : mais le pantalon est de quelle couleur ? Halima : papa le pantalon est de couleur mauve foncé. Kacem se mit débout et sortit aussitôt vers le hall de la maison, il frotta son menton avec ses gros doigts, il réfléchit un moment, voulant ainsi trouver une explication au rêve de sa fille. Kacem a toujours trouvé des solutions, mais cette fois-ci, il n’arrivait pas à comprendre le sens à donner aux pantalons du président.

Kacem décida d’aller voir un marabout chevronné et connu pour l’interprEtation des rêves. Il prit quelques mèches de cheveux de sa fille Halima, l’embrassa et lui demanda de dire à sa mère qu’il quittait la ville pour quelques jours.

Kacem se dirigea vers la ville de Jandouba. Son ami le marabout Jifa habitait les montagnes, il était toujours seul, ce monsieur interprète les rêves et fait le médecin des femmes veuves, à vrai dire son médicament préféré est la BOUKHA, le wiskhy Tunisien, avec ce médicament naturel il faisait endormir ces patientes totalement nues dans sa chambre parfumée en Hanbar. Les femmes aimaient aller chez Jifa pour d’autres raisons, elles aimamient faire l’amour avec ce monstre sous pértextant être malades. Dans un milieu aussi hostile au plaisir, il fallait en trouver une raison et une bonne. En passant par la ville de Jandouba, il acheta trois bouteilles de BOUKHA et se dirigea vers la montagne. Kacem connaissait très bien le chemin pour aller chez son ami Jifa. Chaque fois qu’il avance vers le sommet de la montagne, l’odeur des parfums s’intensifiait. Sur le chemin du marabout, Kacem rencontra deux femmes, l’une d’elle ne dépassait pas la quarantaine:


Le marabout n’était pas uniquement consulté par les femmes tunisiennes, mais aussi par des femmes européennes, elles viennent chez lui pour s’inspirer de ses expériences dans la montagne et pourquoi pas pour quelques minutes intimes. L’une d’elle vient juste de quitter la cabane avant l’arrivée de Kacem.

Torse nu, rasé de près, habillé d’un short très propre, Jifa était un homme de 65 ans. Ses moustaches étaient finement taillées, ses regards étaient très forts et très profonds. Jifa était assit au milieu du salon, dans sa cabane entrain d’enregistrer des paroles incompréhensibles, il ne fit même pas attention à la présence de Kacem. Comme s’il lui disait implicitement d’attendre la fin de l’enregistrement. La cabane de Jifa est très propre et trop bien maintenue, comme si vous étiez dans une bibliothèque. La technologie moderne est abondante chez lui. Les téléphones cellulaires, les vidéos et les paraboles, l’écran de l’ordinateur est de 21 pouces. Son micro-ordinateur est connecté au réseau Internet à travers un téléphone satellite. Est-ce un vrai marabout ? ou un docteur en philo ?

Kacem s’assit accroupis devant le marabout sans rien dire. Il connaissait bien son ami Jifa, il ferma les yeux et se remémora leurs souvenirs communs quand ils étaient encore jeunes : Jifa était le deuxième nom du marabout, celui que Bourguiba lui a donné quand il était opposant dans les années 60. En vérité vous n’êtes pas en présence d’un simple marabout comme se l’imaginaient les gens de la ville, à vrai dire vous êtes devant un docteur en philosophie qui brillamment achevé ses études à la Sorbonne, ce monsieur connaissait Édith Piaf et bien d’autres artistes français. Il y a longtemps qu’il a décidé de fuir la société parce qu’il avait compris que rien ne pouvait changer dans cette société immobile et que les dictateurs qu’il combattait n’abandonneraient jamais leur pouvoir sauf par la grâce d’un miracle divin. Jifa était un grand homme et malgré sa philosophie il n’a jamais pu comprendre la logique de la société tunisienne. Ce monsieur était en très bonne santé, il chassait, il faisait du sport et buvait du bon vin.
L’enregistrement terminé, Jifa ramassa les câbles de ses appareils et les rangea dans un petit tiroir en face de Kacem. Avec Jifa , il faut être bref, précis, court, le temps c’est de l’argent. Avec ses visiteurs, il dirigeait les entretiens comme un général de l’armée, à la moindre faute le client risquait d’être mis à la porte sans avertissement préalable, Jifa n’a besoin de personne, il a choisi la liberté. Il regarda Kacem et s’adressa à lui :

Jifa : Kacem, c’est toi n’est ce pas ? Ça fait un bail, il y a 25 ans que je ne t’ai pas vu.
Kacem, ne sachant gêné par la question prétexta: « Excuse-moi Jifa, tu sais ce que c’est que de s’occuper d’un troupeau. Pas une minute à moi »
Jifa : Tu sais Kacem, toi aussi tu fais partie de ce troupeau, tu as gâché ta vie dans ces pauvres pâturages.
Kacem : je n’ai pas ta philosophie, je ne comprends pas beaucoup la vie, je suis un modeste berger comme tout le monde chez moi. Jifa, je n’ai jamais oublié notre amitié mais je suis venu pour une petite affaire, si tu peux m’aider à l’interpréter, voici tes cadeaux.

Jifa : BOUKHA, BOUKHA

Il ouvrit la bouteille, et l’engloutit, il avait l’air d’un homme assoiffé d’ivresse, la boukha calma les nerfs de Jifa, il était désormais à l’écoute de Kacem. Ce dernier lui raconta le rêve de sa fille Hallouma , Jifa écoutait attentivement, il avait l’habitude de le faire, plus rien ne pouvait plus le surprendre de la bouche de ses visiteurs. Seul, là haut, dans sa cabane il avait appris à écouter et comprendre tous les discours et tous les langages, y compris ceux des oiseaux et des chouettes. Il se mit débout…..il dansa en serrant la bouteille de BOUKHA contre son torse et dit : merci Kacem, merci d’être ici a côté de moi, je croyais que j’avais été oublié par mes amis d’enfance, par mes amis du village. Jifa le docteur de philo, se sentit comme un enfant, il s’accroupit et plaça sa tête entre les bras de son ami, il pleura à chaudes larmes.

Kacem, lui aussi, se mit à pleurer, comme si lui aussi en éprouvait le besoin. L’élément déclencheur était les larmes de son ami sans pour autant qu’ils en en soient la cause principale. kacem était convaincu depuis longtemps que son ami était totalement fou et qu’il n’avait plus de cœur pour aimer ou pour pleurer. À la grande surprise de Kacem, voilà donc que le docteur Jifa n’avait rien perdu de son humanité, un être humain digne de tous le respect du monde. Jifa se mit debout et ses yeux reprirent leur éclats. Il dit à son invité :

Jifa : Écoute Kacem, ton histoire est bizarre, le rêve de ta fille n’est pas complet je crois, mais je pense que je peux trouver la suite logique de tout ceci. Le quatrième pantalon n’est que le quatrième mandat du président. Kacem ! il faut absolument trouver ce pantalon et le transformer en Jupe. Maintenant je ne veux plus te voir, ne reviens plus me voir ! Je n’ai plus besoin d‘histoires ni de rêves, la porte est ouverte, quitte ! Vas y…. une jupe ! je veux une jupe…………

Kacem n’a rien compris aux propos de Jifa, il sortit de la cabane sans rien dire et descendit la montagne les yeux fermés, il était totalement hors jeux, l’explication était trop brève, sans détails et en même temps trop complexe pour lui. Les mots de Jifa raisonnent encore dans sa tête : le pantalon doit se transformer en jupe….. Le pantalon représente le quatrième mandat du président. Kacem tint sa tête entre ses mains et hurla comme un loup dans la montagne. Il n’a plus de force……………….. Il s’endormit sous un arbre pas très loin de la ville de Jandouba.

Le lendemain matin de bonheur, Kacem ouvrit son petit sac et mangea un peu de pain sec. Il regarda entre ses genoux il contempla son pantalon, le toucha et parla à haute voix: Ce Jifa n’a rien compris, ça faisait longtemps qu’il habitait la montagne, avec ces livres et ses ordinateurs comme seuls compagnons, il ne peut plus interpréter les rêves, Hallouma a toujours rêvé des pluies, des pâturages et des moutons, tous ces pantalons ne pouvaient être que les quatre saisons, le quatrième serait le printemps.

Mais le printemps à Carthage, c’est impossible à envisager pour le moment, peut être était-ce pour toute la Tunisie y compris notre région maudite. Hallouma ya Hallouma que faire ? , je ne demande rien de plus que la pluie pour mes moutons et mes brebis, Hallouma ya Hallouma pourquoi le printemps est si loin de chez nous ?

Kacem regarda le ciel, il n’y avait pas de nuages ni d‘éclairs, le soleil régnait sans partage, si brillant, un soleil de plomb, rien n’annonçait la moindre précipitation. Il se mit débout et entama sa marche en disant : non non non, ni les saisons, … ni le printemps…pas de printemps, nous sommes en novembre … non noooooooooon ... Kacem décida d’aller plus loin, consulter un autre marabout, plus authentique, qui n’aurait pas d’ordinateur, des moyens plus archaïques inspireraient plus de confiance à Kacem, un homme qui travaillerait avec son seul don de voyant, qui n’aurait jamais touché un livre, les machines était les pires compagnons pour un marabout. Kacem en vérité s’était sentit très mal chez Jifa, c’était un monde hostile, inhabituel.

Deux jours plus tard, Kacem arrive à la ville de Nafta, l’origine de tous les marabouts de l’Afrique du nord. Autrefois Nafta s’appelait ALKOUFA ESSAGHIRA. Cette ville était divisée en tribus depuis longtemps, chaque tribu avait son propre marabout et chaque marabout avait une histoire. Nafta était aussi la ville des poètes, des écrivains et du Tcheamr (dattes prononcé à manière du Sud tunisien). Les femmes portaient le noir, on pouvait qu’une femme était mariée grâce à la couleur du fil tissé sur sa tunique noir. Kacem s’approcha petit à petit de la plus ancienne école de marabout en Afrique. La peinture était d’un vert qu’il trouvait trop moche, le blanc lui, fut transformé en jaune par l’usure du temps, l’odeur des herbes sauvages brûlés était trop intense, Kacem ne supportait pas les mauvaises odeurs.

Le marabout était débout à côté d’une tombe colorée en vert qui lui rappelait la mort qui n’était pas si loin. Ce marabout était plus Jifa (cadavre) que le vrai Jifa, Kacem avait envie de vomir. Le nouveau Jifa s’approcha de lui et lui demanda : Puis-je vous aidez monsieur ? Kacem : oui, oui monsieur je suis venu de loin pour une consultation. Tous les deux entrèrent dans une autre pièce cachée derrière les rideaux et la tombe. Kacem raconta l’histoire au nouveau Jifa, alors que deux femmes entraient et prenaient place accroupies devant la tombe, elle voulaient tomber enceintes, gênées, elles demandaient la grossesse. Pas loin derrière les rideaux, la voix du marabout s’éleva pour leur demander d’attendre encore un peu. Attendez je vous servirai … Il revint aussitôt à Kacem et confirma le discours du philosophe Jifa, en l’avertissant toutefois de ne pas transformer le pantalon en Jupe.

Kacem n’en pouvait plus, l’expérience qu’il avait vécue, avec ses hauts et ses bas, avec ses rebondissements et ses détails, avec tout ce qu’il a compris et tout ce qu’il n’a pas compris confirmaient que le quatrième pantalon était tout simplement le quatrième mandat du président.

Kacem, fut jardinier au palais de Carthage, il voulait oublier ce passé mais ce passé était aussi sa fierté au village et sa marque de commerce. Tout le monde le respectait, on aurait dit qu’il détenait lui aussi un pouvoir magique, une notoriété. Kacem était toujours en bonne relation avec le personnelle du palais, avec le cuisinier, avec le nouveau jardinier et avec les autres anciens collègues. Assis dans l’autobus vers Tunis, il vomit deux fois. La distance fut très longue pour le vieillard qu’il était. Pour se amoindrir la chaleur qui l’étouffait, il déchira son pantalon jusqu’aux genoux. Kacem voulait même l’enlever pour rester plus libre et se sentir plus à l’aise.

Une idée ridicule lui vient à la tête. En fait, c’était une nouvelle interprEtation du rêve de Hallouma, le quatrième pantalon devait être brûlé. Avec les sandres il arroserait ses champs, la pluie tomberait, c’est la seule explication de toute cette histoire. Kacem cherchait uniquement la pluie, l’eau et les pâturages, Dans les rêves de sa fille il n’y que de l’eau, pas de la politique, il est totalement convaincu de sa propre explication.

A son arrivé à Tunis , il se dirigea vers le palais pour voir ces anciens collègues … La porte de derrière du palais était toujours ouverte pour les visages connus comme Kacem. Dans le jardin du palais et en face de la fenêtre de la chambre de la petite fille du président, le nouveau jardinier était entrain de couper quelques fleurs. Ces fleurs étaient trop fragiles, une espèce qui ne poussaient qu’au palais de Carthage depuis l’époque les Romains. Elle demandait beaucoup d’entretient et beaucoup de moyens aussi. Le seul spécialiste de ces fleurs était Kacem. Ni les botanistes, ni les agronomes n’avaient compris pourquoi ces fleurs romaines ne poussaient pas dans le sol tunisien. Kacem, lui connaissait leur secret et avaient sa propre explication. Il savait pourquoi elles pouvaient pousser entre des pierres noires, qu’il fallait les déplacer vers une direction déterminée suivant le vent. C’était la raison pour laquelle Kacem n’avait pas perdu contact avec le palais.

Le nouveau jardinier, encore novice, était l’apprenti de Kacem, bien qu’il ait fait des études très avancées dans le domaine. Il l’invita à lui montrer la direction des fleurs, Kacem les plaça face à la petite fille, quand cette dernière le remarqua, elle s’écria : oncle Kacem , oncle Kacem j’arrive … j’arrive. Le vieux Kacem savait que la fille l’aimait vraiment, lui aussi l’aimait et la considérait comme sa propre fille Hallouma. Autre fois, quand Kacem était jardinier permanent, il lui apportait du lait et du beurre. Elle aussi avait beaucoup aidé Hallouma en lui envoyant des livres et des vêtements. Quand la petite fille arriva, elle remarqua que l’oncle Kacem avait le pantalon déchiré. Sans rien dire elle courut vers sa chambre et apporta le quatrième pantalon dans un petit sac et le passa à Kacem. Kacem n’a pas regardé le contenu du sac, il le mit de côté et continua à travailler.

Le marabout de Nafta était informateur pour la sécurité de l’Etat, dans un Etat moderne comme le notre, les marabouts, les taxistes, les chauffeurs, les concierges font tous partie du réseau d’informateurs qui travaille pour la sécurité de l’Etat. Ils analysaient les blagues politiques, les petites histoires, les évènements sociaux, les rumeurs … C’est ainsi que le Jifa de Nafta informa le directeur de la sécurité nationale des propos de Kacem, ce dernier informa à son tour son patron lors d’un dîner au palais. Mais il était déjà trop tard, le pantalon n’était plus dans le palais, il était déjà chez Kacem, à Tunis. Le président n’avait pas réagi à l’histoire et il ne l’a même pas crue. Kacem s’empressa de vendre le pantalon à la secrétaire d’un grand couturier sfaxien de voyage à Tunis, il avait besoin de liquide et ne voyait pas d’intérêt à avoir un pantalon en soie, pour lui le montagnard c’était un luxe. La secrétaire, qui n’avait jamais touché un tissu aussi précieux, elle le transforma aussitôt en jupe.

Le mercredi 13 décembre transforma toute la Tunisie, et la deuxième république était encore si jeune. Le président avait bien compris qu’il fallait faire quelques choses pour arrêter les contestations successives des démocrates et maintenir l’ordre public dans le pays. Avec la force si c’était nécessaire. Ceci était trop clair pour monsieur le président, d’où la simplification des procédures de libération des prisonniers. Il comprit aussi que l’opposition était devenue plus efficace voire même une menace et que le quatrième mandat pouvait s’écrouler avec le projet de la deuxième république.

Le directeur de la sécurité de l’Etat lui conseilla de chercher le quatrième pantalon à n’importe quel prix. … deux jours, trois jours, puis une semaine s’écoulait sans que le président ne prête attention aux conseilles de son directeur de sécurité. La propagation de l’information en Tunisie alla à la vitesse de la lumière, les marabouts informaient les femmes et les femmes informaient les hommes, tout le pays connaissait désormais l’histoire du pantalon, Les politiciens cherchaient aussi ce fameux tissu. Celui qui le porterait deviendrait aussitôt le Président de la République. Tout le monde était convaincu par la véracité de cette l’histoire. La Tunisie est devenue calme, trop clame, l’opposition ne cherchait plus à savoir qui était arrêté et qui était libéré. Les islamistes avaient oublié leurs prisonniers. Les hommes d’affaires payaient de grandes sommes d’argent pour avoir le pantalon, le peuple ne dormaient plus. Les ministres se permettaient désormais tout ce qu’ils voulaient sans la moindre crainte … la télévision et la radio étaient devenus totalement silencieux et absents, comme si elles n’avaient rien entendu.

C’était de la drogue une overdose, cette drogue était l’amour du pouvoir.

Le pantalon devenu jupe, voyageait peut-être dans toute la ville ou dansait peut être dans les discothèques. Les hommes ne regardaient plus les femmes en face, mais fixaient discrètement leurs fesses. Les femmes elles, faisaient de même et ne regardaient plus que les cuisses des hommes. On cherchait le fameux tissu en soie … Le directeur de la sécurité nationale informa son patron que le pantalon fut transformé en jupe par une couturière de la ville de Sfax.

Le président était désormais convaincu comme tout le peuple que l’histoire était vraie. Impossible de croiser les bras et de faire table rase sur ce qui venait de se passer. La situation est même parfaite pour lui, mais la pression au palais était de taille. La question nationale est devenue : Quelle femme sera la présidente de la Tunisie ? C’était le plus grand titre du journal La Presse depuis son apparition. Le citoyen simple ne pensait qu’à deux femmes : Neila Charchour Hchicha et Sihem ben Sedrine. Je suis désolé Radhia Nasraoui, tu ne portes pas de jupes ! tu portes ne porte que des pantalons !

Imaginez la Tunisie gouverné par une jupe ! et si elle ne l'était pas déjà ? La Tunisie, de fait, a toujours été gouvernée par des Strings mais une jupe c’est déjà beaucoup trop. Si la femme Tunisienne était aussi compétente et libre que NCH, la Tunisie deviendrait aussitôt la capitale de .................:
Et pourquoi ne pas imaginer Sihem Ben Sidrine à la tête du gouvernement, elle a une grande expérience, elle a été présente partout là ou il fallait, c’est elle qui écrit la fameuse note bas de page accusant le tout le monde d'être des filcs, je la vois comme une bonne présidente et avec une vraie Jupe qui gouverne la Tunisie....Je ne crois pas qu'elle participerait a cette Goumidha, mais elle a beaucoup perdu, pourquoi ne pas lui donner sa chance pour être présidente.........Une femme présidente, moi kacem, je signe immédiatement, mais comment le peuple se représenterait-il son mari, voilà comment réagirait le peuple tunisien : Tahhhhhhhhhan mouch raajel ........Tijbid Fiiiih min wethnih........Bhiiimmmmm: Kacem vous dit que la scène inverse est aussi vrais)

Mais qui pourrait porter cette jupe en soie? Certainement une femme de sfax. La ville de Sfax est devenue une caserne, la police, la garde nationale, la gendarmerie, les services secrets, les informateurs et les hommes d’affaires sont tous à Sfax.

On arrêtait les femmes partout, on touchait à leurs jupes, on entrait dans les maisons, on fouillait dans les garde-robes. C’était la honte, on se permettait tous les dépassements pour servir monsieur le président. Ni les Français, ni les Américains, ni les Allemands n’ont compris cette histoire de jupe en soie. Les avions déversaient des centaines de journalistes représentant les médias du monde entier, les images des jambes et des fesses des tunisiennes et des Tunisiens étaient sur toutes les chaînes et remplissaient les écrans des réseaux d’information en continu, ces images faisaient la une des journaux et magazines internationaux. Quelle explication donner à cet événement ridicule !?

La ville de Sfax et la jupe.

Les citoyens ordinaires de la ville de Sfax viennent juste d’apprendre que la jupe se trouve chez eux, voilà pourquoi j’aime parler et décrire ces gens là dans mes films, ce sont des ouvriers, des maîtres, des professeurs, des filles d’usines et des garçons de lycées : Ils ne veulent rien savoir ni concernant la jupe, ni concernant la deuxième république, ni du non plus concernant le quatrième mandat, ils sortirent dans les rues pour ramasser toutes les jupes et les brûlèrent. Toutes les femmes, toutes les filles apportèrent leurs jupes pour les lancer dans un bûcher improvisé au centre ville. Quelques filles superstitieuses entreprirent même, pour conjurer le mauvais sort, de transformer les jupes jupe serviettes hygiéniques, voilà que l’information se propagea rapidement et voilà que les RCDistes, les flics et les petits riches commencèrent à acheter toutes les serviettes de toutes marques vendues dans la ville de Sfax. Le plus honteux, c’est que beaucoup d’hommes se mirent à porter des serviettes de femmes par soif de pouvoir, bien sûr, ils veulent devenir des présidents. Voyons donc chers amis, un homme ayant les testicules gonflés comme un âne, fait vraiment rire toute la population de la ville. Voici donc comment le peuple pense votre république, ils veulent la déchirer, la dénigrer et en plus il se moque d’elle comme dans un jeu de Tirkouka. Le directeur de la sécurité nationale informa son patron, que la jupe a quitté la ville de Sfax vers Gabes. Portée par une autre femme inconnue qui prit place dans un louage, la femme transporta la deuxième république vers la ville de Hinna.

La Chasse aux femmes dans la Ville de Gabes

Les citoyens attendaient la jupe dans toute les stations de louages et de taxis, ils voulaient transformer la jupe dans filtres pour leur Légmi (jus des palmiers) pour se gaver de son pouvoir, ce n’est pas l’unique raison, leur légmi a déjà trop fermenté en attendant la deuxième république, ils la considèrent comme n’importe quelle torchon pour filtrer leur vin. Gabes veut faire la fête avec la jupe. Un marché noir s’installa aussitôt dans la ville, les petits riches et les RCDistes achètaient toutes les quantités de Legmi fermenté pour laisser la jupe intacte. Les Gabessiens , comme vous les savez, utilisent les petits chiots comme amuse gueule, quelques uns et dans les oasis attendaient leur ami, qui était parti chercher la femme à la jupe magique, ils voulaient la jupe pour placer le chiot dedans et ensuite le placer dans le feu (Coucha), les RCDistes, les petits riches et les 7 familles achetèrent les chiens et les chiots partout dans la ville. La ville n’a pas dormi de la nuit, totalement encerclé, le président ordonne d’arrêter toutes les femmes de gabes : c’est inacceptable qu’une femme du Sud gouverne la Tunisie. La police, la garde national et les soldats arrivèrent trop tard, la Jupe avait déjà quitté Gabes vers la ville de Ben Gardanne, portée par une autre femme, la jupe a pu sortir de gabes dans une camionnette 404 de transport urbain.

Le président a renvoyé le directeur de la sécurité national, un nouveau directeur a pris les commendes des forces de police et de la garde nationale. Si la jupe est déjà à Ben Gardanne, elle risque d’être vendue au marché noir pour les Libyens; et la prochaine présidente sera Libyenne, Le directeur de la sécurité nationale ferme les frontières.

Ben Gardanne en plein Festival

Les Bengardeniens ont été désinformé par les services de la sécurité, ils ont cru que la femme du président est en visite de leur ville : Des charrettes, des tracteurs, des 404, des vélos, des voitures déversèrent des femmes et des enfants pour accueillir la présidente, la ville est totalement mobilisée pour cette grande fête. Partout, de la musique, des moutons égorgés sur la route. Leurs chameaux, leurs chevaux et leurs bêtes sont tous décorés par le drapeau national….Ils attendent l’arrivée de la première femme de la Tunisie…mais elle n’arrive pas et elle n’apparaîtra pas. La jeunesse découvre qu’elle été désinformée, le festival se transforme en un drame et des bagarres se déclenchèrent dans toutes les rues. La ville est totalement déchirée et la jeunesse décide de trouver la jupe et la transformer en rênes pour les ânes qu’ils utilisent pour le trafic sur les frontières avec la Lybie. Voilà comment la jeunesse du Sud été toujours trahie par les hommes incompétents du gouvernement. La femme portant la jupe magique ne sait même pas de quoi il s’agit ? Elle fait connaissance avec un jeune homme de 30 ans, ayant l’expérience de la chasse dans le Sahara, sur sa Mobylette Peugeot 105, il l’invita à l’accompagner vers le grand Sahara de Tataouine……….Quelqu’un informa la garde national, qu’il a vu une femme quitter la ville vers l’ouest.

Le régiment du sud est totalement mobilisé pour arrêter le jeune homme avec sa copine. Une histoire d’amour entre cette femme et ce jeune homme transforma le Sahara en grand printemps. Ils rêvent de rester loin des autres et de faire des enfants, ils rêvent de quitter la deuxième république vers la république de demain de la Tunisie libre. Les habitants de Tataouine savent que le jeune homme bouge dans direction de leur ville.

TATOUINE ACCEUILLE LA DEUXIÉME RÉPUBLIQUE

Entre les dunes de sable et à travers les oasis, le brave jeune homme arrive a s’échapper du régiment et entre de nuit dans la ville de Tataouine, il s’installe timidement au bord de la ville dans une petite maison isolée , qui était autrefois un KSAR. Il laisse sa femme et descend à la ville pour quelques achats. Il découvre que tout le monde parle de lui et de sa femme qui porte la jupe magique. Toute la ville est entrain de chercher cette femme, ils veulent la couper en mille morceaux et l’utiliser pour la fabrication de leurs maisons (Khaima), ils ne veulent rien savoir, ni de la deuxième république, ni du quatrième mandat. Simplement, ils veulent se débarrasser de cette jupe pour que la Tunisie devienne enfin libre et digne. A Tataouine, le directeur de la sécurité national trouve de vraies difficultés pour arracher les l’information, il a été très mal informé, on lui conseilla d’aller installer une salle d’opération dans la ville de Médenine, alors que la Jupe est dans la direction de la ville de DOUZ à travers GARHET BOUFLIJA.

DOUZ 64 KM

En passant par une bergerie, le jeune homme raconta l’histoire à sa femme, intelligente qu’elle était et avec l’aide de la femme du berger, elle transforma sa jupe en Burnous, elle voulait que son mari soit le président de la Tunisie.
La ville de Douz attendait une jupe : voilà comment ce que pensent les Mrazigs de la deuxième république et du quatrième mandat : Si ce tissu tombe entre les mains des Mrazigs, il sera en poudre, brûlé lui et la femme qui le porte. Ils décidèrent d’attendre les nouveaux venus à l’extérieur de la ville, en plein désert, avec des jumelles sur les dos des chameaux, tout le monde est alerte. Ils plaçaient des piéges partout dans le Sahara. Le directeur de la sécurité publique accompagné d’une femme (Flic) tombe dans le premier piège. Les Mrazigs arrivèrent soit-disant pour le sauver, mais en fait ils déshabillèrent la femme et brûlèrent sa jupe, son pantalon et ses papiers. Le directeur de la sécurité nationale est ainsi congédié de son poste. Les Mrazigs retournèrent chez eux en vainqueurs.

Le jeune homme et sa femme contournèrent DOUZ, Kebilli et prirent la direction de Gafsa. Le nouveau directeur de la sécurité nationale a bien deviné, que la jupe pouvait être transformée en Burnous en passant par ces territoires. Les Mrazigs brûlèrent ainsi tous leur Burnous.

GAFSA 55 KM

Le jeune, accompagné de sa femme avance vers la ville de Gafsa à travers la chaîne des montagnes. Petit à petit, il découvre les richesses de son pays, il y a du phosphate, de plâtre, du fer et même quelque mines de cuivre. A chaque pas il imagine lui-même le propriétaire de ces mines, puisqu’il porte sur son dos le tissu présidentiel. Il parle avec sa femme, il l’informe de son intention qu’il va tout vendre pour mettre l’argent à l’abri dans des banques suisses loin des connards et du pauvre peuple. A la tombée de la nuit, ils ne s’arrêtent pas loin de la ville de Nafza, c’est là où sa femme a voulu passer la nuit. De l’autre coté de la montagne, les filles, les garçons et leurs pauvres parents attendait avec impatience leur arrivée. Ces gens là sont à la recherche du fameux Burnous, symbole du quatrième montât et de la deuxième république. Les Gafsiens veulent déchirer le tissu en 1001 partis pour en finir avec cette histoire de Tirkouka, avec ces mensonges et ce théâtre démocratique. Ils ont tout préparé pour transformer le Burnous en une sorte de patte pour faire exploser les mines et faire sortir du fer. A nafza, le jeune homme a passé une mauvaise nui,, il découvre que sa femme est diplômée de l’institue polytechnique au nom de Abdallah Guech. Il déchire le Burnous en deux partis, le jette sur le visage de sa femme et quitte la ville dans une direction opposée.

UNE PUTE A SIDI BOUZID

Toute une ville est mobilisée contre la salope, la prochaine présidente. Mais parmi les jeunes, il y’en a qui attendent leur tour, ils ont tout préparé pour violer la fille. Des chiens spécialisés dans le domaine de détection de la chaire humaine sont à la recherche du gibier humain. La fille entre les territoires de Sidi Bouzid, elle marche à coté des collines et les rivières.

Ni la police, ni la garde national ne peut couvrir ces vastes territoires pour sécuriser la présidente et transférer le tissu à Tunis-carthage. Voilà qu’elle entre dans les champs des vignes du Sidi Bouzid, brusquement et sans un mot, elle se trouve dans un piège, entourée par des chiens et des hommes ayant leurs choses entre les mains. Ils sont des chiens que les chiens eux mêmes. Totalement déshabillée, elle est violée six fois de suite, le Tissu été dans les mains d’un autre jeune homme de 25 ans. Le prochain dictateur est un voyou, violant et violeur des femmes : vive la Tunisie libre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

KAIROUWAN 32 KM

Halima n’a pas dormi cette nuit, elle a tant entendu parler de toute l’histoire de cette Tirkouka tunisienne, elle est sortie avec tout le monde pour voir le prochain président tunisien. Les Kairouanais ne veulent même pas entendre parler de cette histoire, ils ont préparé tous le piéges pour arrêter le jeune homme, prendre le tissu et le transformer en tapis artistiques. Mais au le cas où l’idée fonctionne, les tapis seraient achetés par les touristes et le prochain président pourrait être un Allemand ou un juif français. Imaginez cette situation. Les RCDists ont achetés tous les tapis fabriqués et en cours de fabrication. Les hommes du président achètent même les Roubaffika. Halima, la reine de ce film, rentre chez elle complètement perdu. Elle n’a rien à vous dire sauf que nous sommes le plus grand Karakous au monde. Halima, toi ma petite fille : je t’aime et ce film restera gravé dans l’histoire de la Tunisie comme ton petit sourire de bon matin : Vas dormir, moi je dois finir ce film pour toi et pour toutes les petites filles de la nouvelle tunisie.

Le jeune homme laisse la ville de Kairouan dans l’attente et se dirige vers la ville de Sousse………………………………………………………………………..


A vous d’écrire la suite, moi j’ai plus envie.

A bientôt
Kacem

manouche 16/08/2007 02:07

enfin un signe de vie , je me suis très vite habituée à lire trois nouveaux posts par jour sur le blog et du coup ces derniers jours je commençais à paniquer!!!

naufrage 16/08/2007 00:55

Bonne continuation...